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Les Grand Paris express vues par leurs architectes

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Les Grand Paris express vues par leurs architectes

La Société du Grand Paris – chargée de la construction du futur métro du Grand Paris - organise, en partenariat avec la Maison de l’architecture en Ile-de-France, un cycle de huit conférences, du 5 avril au 6 décembre 2017. Chaque mois, trois architectes retenus pour la réalisation de gares du Grand Paris express présentent leurs projets qui combinent enjeux techniques, urbains et architecturaux.

Trois de ces conférences ont déjà eu lieu, permettant de découvrir les inspirations et les partis pris des créateurs de ces nouvelles stations. Points communs de ces imposants ouvrages : démultiplier les échanges intermodaux et créer une nouvelle centralité urbaine. Toutes ces gares sont conçues comme des œuvres uniques, inspirées par le tissu local, tout en respectant la charte architecturale définie par Jacques Ferrier, qui exige de placer l’expérience utilisateurs comme finalité ultime. Toutes offrent également une large place à la lumière naturelle qui doit rayonner jusqu’aux quais du métro, via une cour anglaise au Bourget conçue par Elizabeth de Portzamparc ou des parois totalement transparentes à Villejuif-Louis Aragon, dessinées par Philippe Gazeau.

Au Bourget, l’une des neuf gares « emblématiques » du futur métro jouera « un rôle majeur de porte d’entrée de Paris et de nouveau cœur de quartier pour la ville du Bourget, connectée au tissu urbain environnant », a fait valoir Elizabeth de Portzamparc qui a voulu une gare « total flex » (évolutive), « forum » (ouverte aux résidents et voyageurs) et « signal » (repère urbain en forme d’envol en référence à l’aéroport). Quant à la gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart conçue comme « une rue intérieure », l’enjeu consiste à relier des villes « profondément » séparées par les voies de circulation et « améliorer la vie des habitants », a souligné Philippe Gazeau.

 

Passer de la gare monumentale à une gare de passage

 

Le 3 mai, Jean-Paul Viguier a présenté des esquisses des gares de Bécon-les-Bruyères et de Bois-Colombes, encore au stade de l’avant-projet, et de celle du Kremlin-Bicêtre, dont le projet est plus avancé. « Le projet du Grand Paris express permet de reconsidérer les gares, de passer de la gare monumentale, fin de réseau, à une gare de passage, lieu d’échange multimodal », a-t-il résumé. Jean-Paul Viguier a décrit le hall de la future gare du Kremlin-Bicêtre, qui sera coiffé d’une feuille de verre couverte d’une résille de bois tressé. A Bécon-les-Bruyères, une serre de production agricole surplombera la gare, « afin que celle-ci soit aussi un lieu de destination sympathique, culturel et pédagogique », a-t-il indiqué.

Frédéric Neau a décrit la gare de Vitry centre, dont les travaux démarrent. Elle sera implantée au cœur d’un des principaux espaces verts de la ville, le Parc du Coteau. L’architecte a travaillé sur son intégration douce, notamment par une scénarisation du passage entre la surface et les profondeurs de la gare, progressive et favorisant les interactions et un dialogue permanent avec l’extérieur. Une voûte et un ruban de béton la distingueront notamment. Il cite Antoni Gaudi parmi ses inspirateurs pour mêler minéralité et végétation. La gare de Vitry s’apparentera à une installation spectaculaire, se présentant comme construite dans une vaste grotte.

 

Environnement, géographie et histoire

 

Lors de la rencontre du 7 juin, les architectes invités ont souligné que l’environnement et l’histoire des lieux constituent la source essentielle d’inspiration de ces gares. « Les gares sont à l’origine du développement urbain, au cœur des enjeux urbains », a rappelé Denis Valode (Valode et Pistre architectes). L’auteur de plusieurs gares a décrit ensuite comment l’identité de chacune d’elles puisait dans son environnement, sa géographie, son histoire. Ainsi, la très profonde gare de Vert de Maisons (40 m) aura pour source d’inspiration majeure les carrières de calcaire – en référence au passé local – avec leur lot « de piliers, de ciels, de fronts de carrière et de sillages dans les blocs ».

Denis Valode a décrit également comment un jeu de lumières contribuerait à guider les usagers, soulignant l’attention portée à l’acoustique grâce, notamment, à des panneaux microperforés. Aux Ardoines, c’est de l’histoire industrielle de la ville et sa métamorphose récente vers le biomédical et les biotechs que s’est inspiré Valode et Pistre.

 

Chaque premier mercredi du mois, de 19 h à 20 h 30
Maison de l’architecture en Ile-de-France
148, rue du Faubourg Saint-Martin
75010 Paris

 

 

Logo Journal du Grand ParisArticle écrit en partenariat avec Le journal du Grand Paris.

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