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Le Grand Paris mise sur l’économie circulaire

Philippe Yvin lors de la table ronde sur l’aménagement et le BTP face à l’économie circulaire. © Jgp

Une journée de débats consacrés au « Grand Paris circulaire », s’est tenue le 5 octobre 2017, à Issy-les-Moulineaux. Anne Hidalgo, Patrick Ollier et André Santini ainsi que de nombreuses personnalités internationales et des acteurs des services urbains ont planché sur la transition d’une économie linéaire et une société économe de ses ressources.

La métropole du Grand Paris et la ville de Paris organisaient le 5 octobre, « Grand Paris circulaire », l’événement métropolitain de l’économie circulaire. La première a présenté, en juin, son plan d’économie circulaire ; la seconde, pourtant née il y a moins de deux ans, a déjà mis sur pied un groupe de travail sur ce même thème. La ville de Paris et la métropole du Grand Paris se sont donc associées pour organiser, le 5 octobre, le Grand Paris circulaire, et réfléchir ensemble au même sujet : comment faire émerger une métropole résiliente, inclusive et où le modèle productif existant, basé sur la linéarité – extraire-produire-jeter – laisse la place à un modèle circulaire – extraire-produire-réemployer ?

A la recherche d’un modèle

Au programme, de très nombreux témoignages, venus du territoire métropolitain mais aussi du monde entier : car l’économie circulaire n’est pas un secteur mais une démarche que les territoires s’approprient en fonction de leurs spécificités. Et où chacun cherche encore un modèle. L’une des grandes interrogations porte ainsi sur la part respective que doivent jouer les acteurs du terrain, les collectivités locales, les Etats, voire les institutions supranationales comme l’Union européenne. En Chine, Pékin est extrêmement volontariste en matière d’économie circulaire.

...l’économie circulaire n’est pas un secteur mais une démarche que les territoires s’approprient en fonction de leurs spécificités.

« Celle-ci est vue comme la solution tout à la fois au problème de ressources auquel est confronté le pays, et à la nécessité d’employer toute leur main-d’œuvre », a expliqué Julie Metta, chercheuse à la School of energy and environment, de la City university de Hong Kong. De très nombreuses mesures – législatives, fiscales – ont été prises, des centaines d’expérimentations sont en cours. « Mais la population reste à l’écart de ce mouvement, et ces mesures nationales mettent totalement de côté l’aspect humain. »

Le droit pensé en silo

« A l’inverse, a souligné le philosophe Dominique Bourg, les réalisations qui restent strictement locales, aussi intéressantes soient-elles, peuvent avoir un effet paradoxal et provoquer un rebond de la consommation d’autres biens et services. » Venus de Séville, Barcelone, Casablanca, Montréal, Bruxelles et Paris, tous les acteurs ont du reste souligné l’importance de règles qui contraignent – comme la responsabilité des producteurs –, favorisent – comme une TVA réduite sur les produits biosourcés –, mais aussi autorisent : par définition transversale, l’économie circulaire se heurte parfois à un droit pensé en silo, qu’il s’agit donc de dépoussiérer.

Paris a lancé son plan d’économie circulaire

Le Conseil de Paris a adopté, en juillet dernier, un plan économie circulaire, doté d’une première « feuille de route opérationnelle » comprenant 15 actions concrètes dans des domaines tels que le réemploi, la construction, la commande publique, etc. Une première pour une ville française d’après ses promoteurs, Antoinette Guhl et Mao Peninou, adjoints à la maire de Paris. Ce plan « fixe la stratégie municipale à horizon 2020 » et se décline en une première « feuille de route opérationnelle », dotée de 15 actions concrètes qui se répartissent selon cinq thématiques :

– L’aménagement et la construction,

– Le renforcement de l’offre pour les Parisiens et l’administration en matière de réemploi, de réutilisation et de réparation,

– Le soutien aux acteurs du territoire en partenariat avec la métropole du Grand Paris et aux outils de mise en réseau,

– La commande publique (1,6 milliard d’euros pour la ville de Paris),

– La promotion des nouveaux modes de consommation durable (supermarchés coopératifs, développement de l’achat de produits en vrac).

Ces actions feront l’objet d’une évaluation. Une 2e feuille de route est ensuite annoncée pour 2018-2019, comprenant 10 à 15 actions.

 

 

Logo Journal du Grand ParisArticle écrit en partenariat avec Le journal du Grand Paris.

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