Nos actions
Accueil Actualités Jeux Olympiques : nous serons prêts fin 2023
Construction - Grand Paris

Jeux Olympiques : nous serons prêts fin 2023

Grand Paris

La métropole adopte sa zone à faibles émissions

Aménagement - Grand Paris

Nouvelles mobilités : Saint-Quentin-en-Yvelines étudie la solution Supraways

Construction - Grand Paris - Sport

Jeux Olympiques :
« Quoi qu’il arrive, nous serons prêts fin 2023 »

Le centre aquatique olympique ©Paris 2024-Populous-Luxigon

Le directeur général de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), Nicolas Ferrand, détaille le contenu, le calendrier et le financement du fabuleux cahier des charges de la livraison des équipements nécessaires à la tenue des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Rappelez-nous les enjeux que représente l’organisation, par la France, des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ?

 

Les Jeux olympiques, au-delà des cinq anneaux, constituent le plus grand événement mondial, toutes catégories confondues. Les JO, ce sont 15 millions de spectateurs dans les salles, entre 8 et 10 millions dans les fans zones, 4 milliards de téléspectateurs. C’est 10 500 athlètes, 25 000 journalistes accrédités contre, par exemple, 2 300 lors de la COP21…

 

Avec quels financements ?

 

Les Jeux de 2024 coûteront 7,5 milliards d’euros, répartis entre le Comité d’organisation des Jeux olympiques (Cojo) et la Société de livraison des équipements olympiques (Solideo). Avec 1,4 milliard d’euros d’argent public et 6 milliards d’argent privé. Les fonds privés proviennent du sponsoring, des ventes de billets ou du Comité international olympique (CIO), qui verse 1,6 milliard au Cojo, provenant notamment de la cession des droits de retransmission audiovisuelle. Le budget de la Solideo s’élève à 3,2 milliards, avec 1,5 milliard d’argent public et 1,7 milliard d’argent privé. Car nous supervisons à la fois les équipements construits sous maîtrise d’ouvrage directe de la Solideo, et ceux bâtis par des acteurs privés, que représente le 1,7 milliard d’euros précité. Ces bâtiments vont être mis à la disposition des Jeux le temps de l’événement et les promoteurs en retrouveront ensuite la jouissance.

 

Comment se compose le plan de financement public ?

 

Sur 1,5 milliard d’euros, un milliard provient de l’Etat français, 150 millions d’euros de la ville de Paris, autant de la région Ile-de-France, soit 1,3 milliard. Ensuite, 70 millions viennent du département de Seine-Saint-Denis et 15 millions de la métropole du Grand Paris. Plaine Commune, Saint-Quentin-en-Yvelines ou la ville de Marseille contribuent également au financement de la Solideo, englobant ses investissements mais aussi son fonctionnement.

Quelle répartition des rôles entre les différents acteurs ?

Le Cojo, présidé par Tony Estanguet, triple champion olympique, s’occupe de l’événementiel et des ouvrages provisoires. La Solideo a la charge de tout ce qui doit être construit et qui demeurera au-delà des Jeux. Il existe donc un partage des tâches très clair entre l’événementiel, et la construction des bâtiments et équipements qui constitueront l’héritage pérenne des Jeux. L’argent public contribue exclusivement au financement de la construction des équipements nécessaires. Le Cojo est une association dans laquelle les sportifs sont majoritaires, tandis que la Solideo est un établissement public dans lequel l’Etat détient deux tiers des voix, avec un conseil d’administration de 38 membres présidé par Anne Hidalgo, et un directeur général exécutif nommé par le gouvernement.

La France, dites-vous, n’a pas le droit à l’erreur…

 

Les Jeux olympiques d’été de 2020 auront été organisés par Tokyo, les JO d’hiver de 2022 par Pékin, deux très grandes puissances économiques mondiales, qui vont mettre la barre très haut. Nous allons donc être comparés. Nous agissons, par ailleurs, dans un contexte marqué par la volonté du CIO d’organiser des JO moins exubérants ou moins chers. Il s’agit donc d’utiliser davantage l’existant.

 

La métropole assurera bien, finalement, la maîtrise d’ouvrage du Centre aquatique olympique de Saint-Denis ?

 

Le gouvernement a confirmé que la métropole serait le maître d’ouvrage de cet équipement. Le nouveau DGS de la métropole, qui a participé à l’organisation des JO d’Albertville, est en train de recruter des agents dans cet objectif. Le Centre nautique sera réalisé dans le cadre d’un contrat de concession.

Nous sommes arrivés à un accord entre le Cojo, la MGP et la Solideo sur les besoins pour les épreuves aquatiques. Les épreuves de natation doivent pouvoir être vues par 17 000 spectateurs pendant les Jeux olympiques. Celles de plongeon et de water-polo par 5 000. Cette jauge de 5 000 correspond également aux besoins pour organiser un championnat d’Europe de natation. Nous avons donc acté que le Centre aquatique permanent construit par la métropole serait de cette taille, afin de répondre aux besoins permanents de ce sport. A côté de ce Centre permanent, le Cojo va construire une piscine provisoire avec 17 000 places de spectateurs, piscine qui sera démontée après les Jeux. Les deux équipements répondront au cahier des charges du CIO, qui offre aux spectateurs et aux athlètes une expérience unique, l’expérience olympique, avec des standards qui vont au-delà des exigences classiques.

 

Pour quel coût ?

 

Les centres aquatiques des JO de Londres 2012 et de Tokyo 2020 coûtent quelques centaines de millions d’euros, à rebours de l’ambition de sobriété des Jeux de Paris. Le CAO pérenne que la métropole va construire coûtera ainsi moins de 100 millions d’euros.

 

Vous coordonnez pour cela l’action de 29 maîtres d’ouvrage ?

 

Pour réaliser ces 40 objets (contre 66 lors des JO de Londres), on compte en effet 29 maîtres d’ouvrage : l’Etat, la Solideo, la Caisse des dépôts, la ville de Paris, celles du Bourget, de Marseille, de Saint-Quentin, Plaine Commune, Voies navigables de France, la métropole du Grand Paris, les conseils départementaux des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis, le consortium du Stade de France, Viparis, RTE, la Réunion des musées nationaux, ou Universeine (Vinci) notamment. Un certain nombre de maîtres d’ouvrage ne sont pas encore identifiés concernant les sites d’entraînement. Car, outre les sites olympiques de compétition, nous devons en effet disposer également d’un certain nombre de sites d’entraînement, plusieurs pour chaque sport, situés majoritairement en Seine-Saint-Denis, à 15 ou 20 mn maximum du Village olympique.

 

Quel sera le nombre de ces sites d’entraînement ?

 

Une cinquantaine de sites, généralement existants, pour lesquels des travaux peuvent être néanmoins nécessaires pour une dizaine d’entre eux. Une enveloppe de 90 millions d’euros leur est réservée, notamment pour les mettre en conformité avec les normes sportives internationales. Nous les visiterons cet automne pour identifier la liste de ceux nécessitant des travaux. Aubervilliers, par exemple, doit construire une piscine qui sera un centre d’entraînement, d’un coût de 17 millions d’euros. La Solideo la financera, par exemple, à hauteur de 10 millions d’euros. La liste définitive des centres d’entraînement est en cours de stabilisation.

 

Vous devez prévoir également des centres de préparation un peu partout en France ?

 

Les centres de préparation aux Jeux permettront aux équipes de venir dès le mois de juin 2024, ou même dès 2022, pour s’entraîner en France, s’acclimater au pays. Il y en aura partout en France, et partout en Ile-de-France. Le lancement de cette labellisation par le Cojo aura lieu en novembre, au Congrès des maires de France, avec l’arrêt du choix des sites à l’été 2019. La Solideo a une enveloppe de 20 millions d’euros pour, à cette occasion, accompagner financièrement des travaux dans certains sites structurants.

 

Vous assumez la maîtrise d’ouvrage directe de plusieurs sites ?

 

La Solideo est elle-même maître d’ouvrage du Village olympique à Saint-Denis, du Village des médias au Bourget, de la colline de VTT d’Elancourt, des abords du Stade de France, de l’île des Vannes, ainsi que d’autres équipements. Pour le Village olympique, en partenariat avec la SEM Plaine Commune développement, nous conduisons les travaux sur les 51 ha situés entre la Seine et le carrefour Pleyel pour accueillir le Village des athlètes, où seront logés 17 000 athlètes ainsi que leurs accompagnants, préparateurs, kinésithérapeutes, médecins. 6 000 personnes travaillent pour le compte des athlètes. Nous devons donc bâtir un village de 23 000 personnes, soit l’équivalent du Plessis-Trévise… Nous y construisons 3 500 logements, qui se transformeront ensuite en 2 200 logements familiaux, 900 chambres d’étudiants, 2 hôtels et 100 000 m2 de bureaux.

 

Avec des impératifs de sécurité exigeants ?

 

Ce Village des athlètes sera un lieu clos, compte tenu des impératifs de sécurité. Pour ces mêmes raisons, le grand bras de la Seine sera fermé le long du village. Nous allons donc draguer le petit bras de la Seine sur 7 km, de sorte que les péniches chargées de blé, en pleine saison des moissons, puissent l’emprunter pour remonter vers Rouen.

 

La grande halle de la Cité du cinéma sera transformée en un vaste restaurant ?

 

On doit pouvoir, en effet, y fournir simultanément 5 000 couverts. 55 000 repas y seront servis chaque jour. Il s’agit donc de créer un village où les athlètes dorment, s’entraînent, mangent, aussi bien à 2 h du matin qu’à 5 h. Le village disposera d’une clinique, de lieux de détente et de distraction. Les sportifs ne verront leur famille et les journalistes qu’autour de la Place olympique, entre la Seine et le hall « Maxwellique », dans la zone de rencontre prévue pour cela. Les Jeux, c’est aussi une équation de logistique, de flux énorme. Le village comptera donc une gare routière importante. 1 400 bus seront utilisés lors de la compétition. Rappelons que la RATP en possède environ 4 800 à Paris.

 

Quel est votre rapport avec les autres maîtres d’ouvrage ?

 

Notre rôle consiste à définir précisément le programme de ce que l’on doit livrer, de le contractualiser avec chacun des maîtres d’ouvrage, de superviser leurs travaux en termes de programme, de calendrier et de coûts. Le président Macron l’a réaffirmé lors d’un récent comité olympique : il n’y aura pas un euro d’argent public de plus et pas un euro de moins.

 

Vous allez également construire des franchissements ?

 

Avec la métropole du Grand Paris et le conseil départemental du 93, nous devons construire trois franchissements pour les JO, deux sur l’A1, l’un à Saint-Denis l’autre au Bourget, et un sur la Seine. La passerelle reliant le Stade de France au Centre aquatique olympique de Saint-Denis mesurera environ 15 m de large – soit 4 voies d’autoroute – et devra, en pleine charge, être adaptée à un ensemble pouvant accueillir plus de 90 000 personnes… Cela coûte donc trois fois plus cher qu’une passerelle classique.

 

Vous redoutez que des décisions attendues sur la réforme du Grand Paris contribuent à ralentir l’avancement du projet ?

 

Si le gouvernement décidait de faire évoluer la carte administrative d’Ile-de-France, et que certains acteurs disparaissaient, la loi prévoit que la Solideo pourrait aussitôt se substituer à un maître d’ouvrage défaillant. Il n’y a donc pas de problèmes juridiques. En revanche, s’il était décidé de supprimer un ou plusieurs échelons, les turbulences suscitées pourraient avoir un impact sur la gouvernance du projet mais pas sur l’opérationnel et, quoi qu’il arrive, l’ensemble sera livré en janvier 2024.

Un calendrier serré

 

« On ne peut pas être en retard, rappelle Nicolas Ferrand. On ne peut pas, comme à Rio en 2016, être en train de peindre le Stade olympique la veille de l’ouverture des Jeux. La France possède des champions dans le domaine de la construction et doit tenir son rang. Le CIO et le monde olympique dans son ensemble exigent que les JO soient une expérience parfaite, réglée au millimètre. Tous les équipements seront donc testés en condition réelle avant les Jeux. Il s’agit d’avoir le temps de corriger d’éventuelles imperfections. Nous devons par conséquent livrer l’ensemble des équipements avant le 1er janvier 2024. Soit dans 64 mois. Trois ans de travaux sont nécessaires, même si le choix de la préfabrication en usine, le recours au bois peuvent réduire ces délais. Les travaux doivent donc être lancés au plus tard le 1er janvier 2021. Pour le Village olympique, par exemple, plus de 35 grues seront à l’œuvre simultanément, pour 3 500 logements. Une passerelle et tous les espaces publics seront réalisés simultanément, de même qu’un échangeur sur l’A86 ou l’enfouissement par RTE des lignes à haute tension. Alors même que la Société du Grand Paris réalisera des travaux très importants pour que les lignes 15 et 16 se rejoignent, et que la tour Pleyel sera en travaux.
Les marchés seront donc lancés en 2020. Et les ventes de charges foncières auront lieu durant l’été 2019. Nous sommes en train d’acquérir les fonciers nécessaires pour réaliser le Village olympique, puis nous en vendrons une partie aux promoteurs qui les réaliseront. »

 

 

 

Logo Journal du Grand Paris         Article écrit en partenariat avec Le journal du Grand Paris.

 

Cet article vous a-t-il intéressé ?

2

oui

non

0

haut de page

Nous suivre

La Caisse d’Epargne Ile-de-France utilise des cookies pour pouvoir mesurer la fréquentation du site. En poursuivant votre navigation et en faisant défiler la page vous acceptez leur utilisation.

Paramétrer les cookies

Profitez de notre meilleure expérience !

La société Caisse d’Epargne Ile-de-France utilise des cookies pour améliorer votre expérience et pour nous permettre de mesurer l’audience du site. Pour en savoir plus sur les types de cookies utilisés sur ce site et les gérer, cliquez sur « Paramétrer ». Si vous désactivez certains cookies, cela peut affecter votre navigation sur le site.

Plus d'informations

Paramétrer
Tout accepter

Accédez au site sans option

Ces cookies sont indispensables pour permettre le bon fonctionnement du site. Vous ne pouvez pas désactiver ces cookies car le site Internet ne peut pas fonctionner correctement sans eux.

Toujours actif

Accédez au site sans option

Cookies techniques Cookies fonctionnels

Les cookies techniques servent, par exemple, à garder temporairement en mémoire les informations de connexion et fournir une connexion sécurisée. Les cookies fonctionnels permettent de mémoriser vos préférences sur le site, comme votre panier par exemple.

Aidez-nous à améliorer notre site

Ces cookies nous permettent d’analyser votre navigation et de mesurer l’audience de caisse-epargne-ile-de-france.fr en vue d'optimiser les fonctionnalités du site et d’adapter le contenu à vos centres d'intérêt.

Accepter
Confirmer