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La métropole adopte sa zone à faibles émissions

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La métropole adopte sa zone à faibles émissions

L’A4. © Jgp

De nombreux élus, sur tous les bancs, ont tenté en vain de reporter sa date d’entrée en vigueur : le principe d’une zone à faibles émissions de la métropole, dès juillet prochain, a été adopté par le conseil communautaire. Elle reste néanmoins soumise à l’adoption d’arrêtés municipaux dans chaque commune.

« C’est le sens de l’histoire, on compte 5 000 ou 6 000 morts par an dans l’aire métropolitaine, provoquées par la pollution de l’air. Plus de 200 communes en Europe ont adopté une telle mesure, nous devons faire preuve d’un courage collectif », a déclaré Patrick Ollier en ouverture des débats préalables à l’adoption, par la métropole du Grand Paris, d’une zone à faibles émissions (ZFE), lundi 12 novembre 2018.

 

Cette ZFE est soumise à l’adoption par les maires, qui exercent toujours la compétence d’organisation de leur circulation dans leurs communes, via leur pouvoir de police, d’un arrêté confirmant cette mesure. Si tel est le cas, à compter du 1er juillet 2019, les véhicules classés Crit’air 5 et non classés (voir ci-dessous) seront interdits au sein d’une zone inframétropolitaine. Un espace regroupant 79 communes, situées pour tout ou partie dans le périmètre de l’A86.

 

« Il s’agit de répondre à une urgence à la fois sanitaire (5 000 décès prématurés par an sur le territoire de la métropole), juridique (loi n° 2015-992 relative à la transition énergétique pour la croissance verte et les trois directives européennes sur la qualité de l’air) et climatique (dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – GIEC) », souligne la métropole.

 

A la même date, la ville de Paris, qui a déjà interdit les véhicules classés Crit’air 5 depuis le 1er juillet 2017, passera à une interdiction pour les véhicules Crit’air 4.

Jusqu’à – 50 % pour les NOx

 

Daniel Guiraud, vice-président de la métropole en charge du plan climat air énergie métropolitain dont cette ZFE est une des composantes, a souligné l’efficacité de ces mesures. « L’interdiction des véhicules Crit’air 5 produit, là où elle est mise en place, une baisse de – 3 % pour les NOx et de – 5 % pour les particules fines, a fait valoir le maire des Lilas. Une baisse des NOx de 14 % est constatée lors d’une interdiction des véhicules Crit’air 4, et de 50 % pour les Crit’air 2 », a-t-il poursuivi.

 

Lundi 12 novembre, lors du conseil métropolitain pendant lequel ce dispositif a été adopté, de nombreux élus ont tenté de reporter son entrée en vigueur. Tous ont affirmé leur soutien au principe de cette disposition, mais ont fait valoir leur inquiétude sur le tollé qu’elle risque de provoquer chez les moins favorisés, habitants ou artisans.

Plan d’aide à l’acquisition de véhicules

 

« Nous assistons à une catastrophe sanitaire silencieuse, a ainsi déclaré Patrice Leclerc, mais s’il faut changer nos modes de consommation et de transport, nous refusons que cela se fasse sur le dos des classes populaires », a poursuivi le maire (FDG) de Gennevilliers, demandant que cette mesure soit reportée à 2025. Le temps de mettre en place un véritable plan d’aide à l’acquisition de véhicules propres, à l’intention des habitants les moins favorisés.

 

« Qui peut imaginer que tous ceux qui roulent aujourd’hui dans des véhicules qui seront interdits demain pourront emprunter la ligne 13 du métro, bloquée deux heures ce matin ?  Qui peut imaginer qu’ils pourront acquérir un véhicule électrique, et s’ils le pouvaient, les constructeurs pourraient-ils leur fournir ? Serait-ce soutenable électriquement ? », a interrogé l’élu, demandant la mise en œuvre « d’une grande politique publique de transport en commun ».

12 % des véhicules en Crit’air 5 à Chevilly

 

« Si l’on veut que la mesure soit acceptable, il faut cibler les aides, en modulant les subventions en faveur des PME et des artisans, et ne pas faire comme si les gares du Grand Paris express ne venaient pas, pour nombre d’entre elles, d’être reportées », a déclaré Sylvine Thomassin, maire (PS) de Bondy.

 

« Nous avons constaté que les véhicules concernés par le classement Crit’air 5 représentent 12 % du parc roulant de Chevilly-Larue, a fait valoir sa maire, Stéphanie Daumin. Soit 2 400 propriétaires, situés dans les quartiers les plus populaires. Je suis complètement pour cette zone à faibles émissions.

Mais le courage politique serait, dès à présent, de créer les conditions pour que le renouvellement du parc se fasse dans deux ou trois ans, pas dans six mois », a-t-elle déclaré.

 

Dès à présent, des aides à l’achat cumulables (prime à la conversion, bonus écologique versé par l’Etat, aides locales de la MGP, de la ville de Paris ou de la Région) rendent l’achat d’un véhicule électrique moins onéreux qu’une voiture classique, indique la métropole.

 

Les véhicules concernés par le classement Crit’air 5

 

– Voitures particulières, Camping-cars (diesel) EURO-2 <3,5 t immatriculés entre le 01/01/1997 et le 31/12/2000.

– Véhicules utilitaires légers (diesel) EURO-2 <3,5 t N1 immatriculés entre le 01/01/1997 et le 31/12/2000.

– Poids lourds, autocars et camping-cars (diesel) EURO-3 > 3,5 t N2, N3, M2, M3 immatriculés entre le 01/10/2001 et le 30/09/2006.

– Véhicules ne pouvant pas obtenir de vignettes et donc également proscrits :

-> les voitures mises en circulation avant le 1er janvier 1997,

-> les véhicules utilitaires légers mis en circulation avant le 1er octobre 1997,

-> les poids lourds, des bus et des autocars mis en circulation avant le 1er octobre 2001,

-> les deux roues mis en circulation avant le 1er juin 2000.

 

Logo Journal du Grand Paris         Article écrit en partenariat avec Le journal du Grand Paris.

 

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