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Marie-Célie Guillaume : « Paris La Défense fait évoluer son modèle économique »

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Marie-Célie Guillaume : « Paris La Défense fait évoluer son modèle économique »

Le projet Oxygen contribuant à valoriser les espaces sous dalle sera livré au printemps. © JGP

Pour ne plus dépendre des seuls droits à construire et diversifier ses ressources, le nouvel établissement public local d’aménagement et de gestion du quartier d’affaires projette de développer un patrimoine en propre, en commençant par des commerces, explique Marie-Célie Guillaume sa directrice générale. La stratégie consiste aussi à poursuivre l’évolution de l’image de La Défense en quartier à vivre.

Quel bilan tirez-vous de l’année 2018 ?

 

Avec 132 000 m2 de demande placée, 2018 figure dans la moyenne de l’activité réalisée chaque année sur La Défense, qui présente cependant un taux de vacance historiquement bas, à moins de 4 %. Si ce résultat illustre la bonne dynamique du quartier, il montre aussi ses limites d’accueil et la nécessité de poursuivre nos efforts pour augmenter notre capacité et moderniser les tours anciennes. Les tours à venir et en cours de construction vont aussi y contribuer, ainsi que les projets sur le quartier des Groues qui vont élargir la palette de types de bureaux; toutes les entreprises ne souhaitent pas s’installer dans une tour. Les développements aux Groues vont permettre d’accueillir un tissu économique différent avec des PME plus tournées vers la R&D et des fablabs.

 

Quelles sont les actualités  2019 pour Paris La Défense ?

2019 est une année importante en termes de livraison d’espaces publics en lien avec des projets immobiliers. Prévue à la fin du premier trimestre, la première de ces livraisons sera les Terrasses Boieldieu.

 

Cette opération de plus de 5 millions d’euros marquera l’achèvement de la rénovation en profondeur de cet ancien quartier de Puteaux où ont été intégrés deux jardins partagés, ce qui est une nouveauté à La Défense.

 

L’idée ne consiste pas seulement à végétaliser le quartier mais également à créer du lien, notamment entre les habitants et les salariés qui partagent ce territoire et se croisent sans avoir jamais l’occasion de se parler.

Vous devez aussi réceptionner deux autres projets emblématiques ?

 

Effectivement, il s’agit d’Oxygen (10 millions d’euros) et de Table Square (20 millions), symboles de la mutation du quartier de La Défense en un quartier à vivre. Situé au-dessus de la station de métro Esplanade, Oxygen vise à valoriser des volumes sous dalle inoccupés depuis très longtemps. L’enveloppe est réalisée et les commerces sous-dalle ont été livrés fin 2018 (BioBurger, Marco-Marco, l’espace de coworking Icône, barbier…). Les équipements au-dessus, à savoir un espace événementiel et un restaurant-bar de la famille Rostang, seront livrés au printemps. C’est l’aboutissement de longs efforts pour améliorer l’offre de restauration et diversifier tant les enseignes que les services proposés.

 

A quels enjeux répond Table Square ?

 

Il répond à des enjeux d’amélioration des espaces publics puisque nous profitons de ce projet pour reprendre intégralement la place du Bassin Agam. Situé devant la fontaine, Table Square est un ensemble autour de la bistronomie et de la restauration dont les établissements seront ouverts sur des terrasses. Cette zone de flux et de transit sans réel usage va devenir une vraie place sur laquelle on a, de plus, relocalisé la statue de La Défense. Nous allons également, cette année, livrer des espaces publics liés à des projets immobiliers.

 

A quels projets faites-vous allusion ?

Il s’agit notamment de la tour Trinity qui doit être terminée en fin d’année, avec des espaces publics permettant de mieux connecter le quartier du Cnit à Courbevoie ; mais aussi les abords de la tour Saint-Gobain dont la construction a nécessité un travail de refonte important de ces espaces, en lien également avec le lancement des travaux de rénovation de la tour Aurore. Bloqué pendant dix ans, ce projet de démolition/reconstruction qui s’appelait initialement Air2 fait finalement l’objet d’une rénovation comprenant une surélévation et une extension. Ce projet marque aussi l’évolution de la façon d’aménager La Défense. Alors que la démolition des vieilles tours pour en construire des neuves était plutôt la règle, les opérateurs optent de plus en plus pour la rénovation.

Incitez-vous les propriétaires ou les opérateurs à privilégier la réhabilitation ?

 

Le choix reste du ressort de l’initiative privée, mais la décision est toujours issue d’une discussion avec nous, notamment si une extension est envisagée ce qui nécessite l’acquisition de nouveaux droits à construire. Pour Aurore par exemple, le modèle économique a été conçu avec le propriétaire, Aermont, et l’établissement public, dans le sens où nous partageons avec ce dernier nos objectifs d’espaces publics, à savoir améliorer les liaisons avec la ville, casser le côté insulaire du quartier, ouvrir la dalle pour réduire les espaces confinés, développer le commerce. Paris La Défense veut faire évoluer son modèle économique pour ne plus dépendre des seuls droits à construire et avoir une politique de développement en propre.

 

Sur quels leviers comptez-vous agir ?

 

Paris La Défense est devenu un établissement public local avec une vocation beaucoup plus pérenne que l’ancien Epad créé pour vendre des droits à construire, ce qui n’est pas durable dans le temps. L’objectif est bien de diversifier nos sources de recettes et d’augmenter nos ressources issues de la gestion du territoire, car nous avons à la fois une mission d’aménageur et de gestionnaire. Paris La Défense est propriétaire d’espaces publics, mais de très peu de bâtiments. L’idée consiste donc à développer un patrimoine en propre d’un certain nombre de coques commerciales dont nous resterions propriétaire et que nous louerions. Il s’agit aussi d’avoir notre mot à dire sur ce qui est proposé en termes d’offre commerciale.

 

Prévoyez-vous de lancer de nouveaux projets ?

 

Effectivement, nous sommes plutôt dans un prolongement d’opérations lancées depuis plusieurs années, sachant que certaines ont dû être reprises en profondeur en 2018, telle la Rose de Cherbourg dont le projet d’espaces publics ne nous convenait pas. Sur ce secteur, la tour Hekla, dont le chantier va durer quatre ans, transformera profondément cet espace routier très encombré. L’idée est d’en faire un vrai carrefour piéton, de manière aussi à recréer une liaison vers la ville de Puteaux. Nous avons encore un gros travail à réaliser pour retisser du lien avec les villes autour. Aussi, pour casser l’insularité de La Défense et dans le prolongement du travail engagé en 2018 sur la rénovation des passerelles existantes, nous réfléchissons à la création d’un pont-passerelle vers Neuilly qui serait réservé aux piétons et vélos. Reste à trouver le modèle économique, car ce projet ne sera pas financé par un projet immobilier.

Où en êtes-vous des travaux de rénovation de la dalle ?

 

Dans les axes de développement de Paris La Défense figurent aussi les investissements à hauteur de 40 millions par an, que les collectivités locales se sont engagées à réaliser sur la rénovation des infrastructures et des espaces publics, soit la sous-dalle, les voies couvertes et la dalle. En surface, il s’agit notamment de la rénovation de la place de La Défense, un lieu essentiel en termes de recettes événementielles. La sous-dalle reste très complexe. Au-delà des sujets de sécurité, il y a aussi la question d’amener des services et des usages sous la dalle pour que ces espaces ne soient plus un no man’s land. Outre Oxygen et Table Square, nous réfléchissons aussi à faciliter l’accès de La Défense à vélo en utilisant en partie les voies sous dalle. Il reste des volumes beaucoup plus conséquents et complexes dont le plus emblématique est la « Cathédrale engloutie » , qui fait l’objet d’un appel à projets.

 

 

« La Défense souffre encore d’un déficit de notoriété »

 

Le Brexit n’est pas encore en œuvre. Il n’y a eu, à ce jour, aucun effet spectaculaire dans le sens où, ni en France ni ailleurs, nous ne constatons de départ massif d’entreprises avec tous ses salariés. On assiste plutôt à une espèce d’attentisme face à l’incertitude de l’issue. A Londres en octobre, à l’occasion d’une opération de promotion, nous avons eu beaucoup de monde, d’intérêt et de presse. Paris reste identifiée comme une destination de culture, de shopping ou de gastronomie et pas encore assez comme une destination de business. Nos efforts pour vendre le territoire nous permettent de faire parler de La Défense et de la faire connaître, car tout en étant le premier quartier d’affaires européen, il souffre encore d’un déficit de notoriété.

 

Logo Journal du Grand Paris         Article écrit en partenariat avec Le journal du Grand Paris.

 

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