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Mobilité aérienne urbaine : la RATP, ADP et Choose Paris Region dévoilent les lauréats de l’Appel à projets

La structuration d’une filière de mobilité aérienne urbaine francilienne se poursuit avec l’annonce, le 18 janvier 2021, des lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt international. Grands groupes, PME, start-up ou encore universités vont pouvoir travailler de concert sur l’aérodrome de Pontoise (Val d’Oise) afin de pérenniser la filière. Objectif : proposer une offre commerciale à l’horizon 2030.

« Nous avons désormais l’écosystème, la zone de test et l’accompagnement des pouvoirs publics », a déclaré Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe ADP. La mobilité aérienne urbaine francilienne avait réalisé ses premiers pas en septembre dernier avec l’annonce de la structuration d’une filière, le choix d’une zone de test et le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) international. Les lauréats de ce dernier (voir encadré), dont l’objectif est de constituer un écosystème autour de la filière, ont été dévoilés le 18 janvier 2021 par la RATP, Aéroports de Paris (ADP) et Choose Paris Region. Sur les 150 candidatures issues de 25 pays, les trois partenaires ont désigné 31 lauréats.

« Cet AMI confirme l’attractivité de l’Ile-de-France et témoigne de la réussite de notre démarche, s’est réjouie Marie-Claude Dupuis, directrice stratégie, innovation et développement du groupe RATP. Nous allons dorénavant construire une vision stratégique et une feuille de route, avec les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, qui marqueront un jalon important pour ensuite proposer une offre commerciale à l’horizon 2030 ». En effet, les Jeux sont considérés comme une fenêtre d’exposition durant laquelle des vols de démonstration seront effectués d’un point A à un point B, « en espérant que ces points soient à proximité des sites olympiques ». Les partenaires espèrent y faire voler entre un et trois véhicules.

« Nous avons désormais l’écosystème, la zone de test et l’accompagnement des pouvoirs publics », a déclaré Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe ADP. La mobilité aérienne urbaine francilienne avait réalisé ses premiers pas en septembre dernier avec l’annonce de la structuration d’une filière, le choix d’une zone de test et le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) international. Les lauréats de ce dernier (voir encadré), dont l’objectif est de constituer un écosystème autour de la filière, ont été dévoilés le 18 janvier 2021 par la RATP, Aéroports de Paris (ADP) et Choose Paris Region. Sur les 150 candidatures issues de 25 pays, les trois partenaires ont désigné 31 lauréats.

« Cet AMI confirme l’attractivité de l’Ile-de-France et témoigne de la réussite de notre démarche, s’est réjouie Marie-Claude Dupuis, directrice stratégie, innovation et développement du groupe RATP. Nous allons dorénavant construire une vision stratégique et une feuille de route, avec les Jeux olympiques et paralympiques de 2024, qui marqueront un jalon important pour ensuite proposer une offre commerciale à l’horizon 2030 ». En effet, les Jeux sont considérés comme une fenêtre d’exposition durant laquelle des vols de démonstration seront effectués d’un point A à un point B, « en espérant que ces points soient à proximité des sites olympiques ». Les partenaires espèrent y faire voler entre un et trois véhicules.

Les premiers tests attendus en juin 2021

Pour cela, dès juin 2021, des tests de stationnement, de décollage et d’atterrissage, ou encore des opérations autour du véhicule, que ce soit la maintenance ou la recharge électrique, vont être réalisés sur l’aérodrome de Pontoise/Cormeilles-en-Vexin (Val d’Oise), premier vertiport francilien. Les lauréats rejoignent ainsi Volocopter, constructeur de véhicules électriques à décollage vertical (eVTOL), qui sera le premier acteur industriel à tester son véhicule VoloCity. Ce dernier est en cours de certification par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA).

L’AMI s’est articulé autour de cinq composantes : le véhicule (constructeurs et équipementiers), l’infrastructure (énergéticiens ou concepteurs de vertiports), les opérations (fournisseurs de solutions intermodales, de maintenance ou de plateformes digitales de mise en relation), l’intégration dans l’espace aérien (fournisseurs d’Unmanned traffic management – UTM – ou de systèmes de communication/navigation) ainsi que l’acceptabilité (laboratoires de recherche et instituts d’étude) autour des enjeux sociétaux et environnementaux. « L’un des critères clés de sélection définis préalablement a été celui de la maturité de la solution », précisent les partenaires.

Transport de passager et logistique

Parmi les 31 structures lauréates, sont présentes des grands groupes, des PME, des start-up ou encore des laboratoires de recherche. Certaines travaillent d’ores et déjà ensemble, un élément clé pour l’animation de cet écosystème. Pour la catégorie véhicule, les entreprises sélectionnées sont spécialisées aussi bien dans le transport de passager que la logistique. « Les tests vont également permettre de valider notre intuition sur les usages, a détaillé Edward Arkwright. En matière de logistique, nous avons des acteurs qui peuvent voler très vite, comme H3 Dynamics et Zipline, qui veulent participer dès le début des opérations ».

Sont envisagés le transport sanitaire ou les livraisons d’urgence, certains appareils pouvant transporter jusqu’à 100 kg de charge, « d’après les dires des constructeurs ». A l’horizon 2030, les acteurs de la filière espèrent aussi faire voler quatre à six passagers par véhicule, soit quelques milliers en complément du transport de masse. A titre d’exemple, le Volocity en transporte actuellement deux. Les partenaires imaginent notamment un service de type VTC premium entre les aéroports et le centre-ville ou entre les différents pôles d’affaires de la région. Le temps de trajet entre l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (Val d’Oise) et La Défense (Hauts-de-Seine) serait réduit à 15 min.

Avec un pilote dans un premier temps

« En 2021-2022, nous devons nous concentrer sur les tests, rappelle Edward Arkwright. Il faut faire voler les appareils, regarder toutes les composantes, l’acceptabilité et la sécurité aéronautique. Le temps du service commercial constitue le temps d’après ». En 2021, l’investissement pour ADP représente plusieurs centaines de milliers d’euros pour la réalisation d’infrastructures sur le site de Pontoise, notamment un « taxi way » et surtout la « final approach and take off area » ou zone de décollage. Les autres infrastructures se composent d’un hangar pour la prise en charge des passagers, de voies de circulation ou encore de points de parking.

Pour avoir une offre commerciale digne de ce nom, il faut une dizaine de vertiports bien répartis, dimensionner le nombre de véhicules et disposer d’une approche globale, a indiqué Marie-Claude Dupuis. En ce qui concerne la définition d’un modèle économique rentable, la question de l’autonomie est clé. Nous investirons massivement dans les vertiports quand on sera sûr. Notre approche se veut très progressive et pragmatique.

En attendant, les tests réalisés à l’été prochain se feront sur des eVTOL, avec un pilote à bord « pour assurer le succès de la première marche », avant d’imaginer de faire voler le véhicule grâce à un pilotage déporté au sol et in fine, un véhicule autonome. « Enlever le safety driver en vol, c’est déjà très dur en termes de réglementation française. Sur le terrestre, on vient à peine de franchir le pas », justifie la directrice de l’innovation du groupe RATP.

Par ailleurs, les expérimentations estivales vont être réalisées en collaboration étroite avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) et avec le soutien de l’AESA et d’Eurocontrol, l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. « Rien ne serait possible sans les pouvoirs publics et la DGAC, a fait valoir le directeur général exécutif du groupe ADP. C’est un secteur très réglementé avec le même degré de fiabilité et d’exigence que l’aviation commerciale ».

Encadré

Les 31 lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt international
Dans la catégorie « véhicule » :

Airbus (France) : constructeur aéronautique

Ascendance Flight Technologies (France) : constructeur du VTOL hybride Atea de transport de passagers

Ehang (Chine) : constructeur de VTOL électrique de transport de passagers

H3 Dynamics (Singapour) : développeur de systèmes VTOL à hydrogène

Pipistrel (Slovénie) : constructeur d’avions électriques et de VTOL logistiques

Safran electronics & defense (France): constructeurs du drone Patroller et de solutions et services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques pour des applications civiles ou militaires

Vertical aerospace (Royaume-Uni) : constructeur du eVTOL VA-1X de transport de passagers

Volocopter (Allemagne) : constructeur de véhicule électrique à décollage vertical (eVTOL)

Zipline (États-Unis) : constructeur et opérateur de drones logistiques

Dans la catégorie « opérations » :

Air France (France) : contribution attendue dans plusieurs domaines, notamment en matière de maintenance et de la réparation d’aéronefs

CAE (Canada) : technologies de formation au pilotage via la modélisation et la simulation

Dassault falcon services (France) : filiale de Dassault aviation spécialisée en opérations de maintenance et autres services destinés à l’aviation d’affaire

Estaca (France) : école d’ingénieurs spécialisée en mobilité et en techniques aéronautiques (dont la maintenance des aéronefs)

Helifirst (France) : compagnie aérienne hélicoptères spécialisée dans l’aviation d’affaire

Helipass (France) : plateforme digitale de réservation de vols en hélicoptère

Dans la catégorie « infrastructures » :

Green motion (Suisse) : fournisseur de systèmes de recharge pour véhicules électriques

Idemia I&S (France) : spécialiste des solutions de sécurité numérique, de biométrie et d’identification/authentification

Leosphere (France) : équipements Lidar permettant de générer des prévisions météorologiques de pointe

Skyports (Royaume-Uni) : concepteur et opérateur de vertiports, et de VTOL logistiques

Dans la catégorie « intégration dans l’espace aérien » :

Cergy Université et Essec (France) : groupement d’universités et écoles regroupant 25 000 étudiants dont la première Junior entreprise d’Europe

Enac (France) : école d’ingénieurs de l’aviation civile avec une chaire systèmes de drones.

Internest (France) : solution de positionnement de précision permettant des atterrissages automatiques en environnements dégradés

M3 Systems (Belgique) : applications embarquées de géolocalisation haute performance

Thales SIX (France) : systèmes embarqués d’anticollision interopérables

Dans la catégorie « acceptabilité » :

Bruitparif (France) : centre d’évaluation technique de l’environnement sonore en Ile-de-France

École polytechnique (France) : école d’ingénieur avec un mastère spécialisé dans l’innovation technologique et les nouveaux modèles économiques

Envirosuite (Australie) : fournisseur de plateformes digitales de collecte de données localisées pour améliorer la performance environnementale

Institute of transportation studies de l’Université de Californie Berkeley / Nextor (États-Unis) : centre universitaire de recherche dans le domaine de la mobilité et des transports

Onera (France) : établissement public de recherche dans l’aéronautique, le spatial et la défense

Royal Netherlands aerospace centre (Pays-Bas) : centre d’expertise, de conseil et de recherche en aéronautique

LEG. 01 : Le futur taxi volant Volocity développé par Volocopter, présenté le 30 septembre dernier sur l’aérodrome de Pontoise (Val d’Oise). © DR

LEG 02 : Marie-Claude Dupuis, directrice stratégie, innovation et développement de la RATP. © JF Mauboussin

LEG 03 : Catherine Guillouard, présidente de la RATP, et Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, découvrent le Volocity. © DR

 

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