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Paris 2024 : pourra-t-on vraiment se baigner dans la Seine ?

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Sylvie Retailleau – Madame Paris-Saclay

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Paris 2024 : pourra-t-on vraiment se baigner dans la Seine ?

En 2024, espère la maire de Paris Anne Hidalgo, certaines épreuves des Jeux olympiques – si la candidature de Paris est retenue – se dérouleront dans la Seine, où les Parisiens pourront, ensuite, se baigner régulièrement. A certaines conditions…

Si la qualité du fleuve s’est beaucoup améliorée ces dernières décennies, la baignade exige une certaine qualité bactériologique qui n’est, pour l’instant, guère atteinte à Paris. La faute à quatre types de facteurs : les stations d’épuration tout d’abord. En amont direct de Paris, se trouvent la station de Valenton (Val-de-Marne) et celle de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) qui sont équipées pour respecter les normes de qualité de l’eau, mais pas pour garantir la baignade en sécurité. A elles deux, et par temps sec, elles sont responsables de plus de la moitié des pollutions bactériologiques.

Moins importants quantitativement, mais beaucoup plus difficiles à contrer : les mauvais branchements, qui conduisent à des rejets directs d’eaux usées dans le fleuve. En amont de Paris, la plupart des communes sont équipées de deux réseaux distincts : un pour les eaux usées, acheminées vers les stations d’épuration, et l’autre pour les eaux pluviales, qui sont filtrées avant d’être rejetées. Mais les mauvais branchements sont légion et les eaux usées se trouvent alors quasi directement rejetées dans les cours d’eau qu’elles viennent polluer. Le phénomène est important et aucun recensement n’existe.

 

 

La pluie, cause de pollution

La pluie n’améliore pas la situation. Les eaux de ruissellement ne sont, en effet, pas très propres, puisqu’elles coulent sur les toits et les chaussées – se chargeant, notamment, de contaminations canines – avant de retrouver rivières et fleuves. Facteur aggravant : à Paris, eaux usées et eaux de pluie circulent ensemble dans un même réseau qui les achemine ensemble en station d’épuration. Lorsque les pluies sont importantes, le débit transporté par le réseau augmente soudainement, provoquant un risque d’engorgement. Pour éviter les inondations, le système comprend des « déversoirs d’orage » qui déversent directement ces eaux dans la Seine. Avec comme résultat des pics de contamination bactériologique…

Dernière cause de contamination : les bateaux-habitations dont la plupart déversent directement leurs eaux usées dans le fleuve. On en dénombre 1 000 sur la Seine dont 400 sur Paris.

 

 

Des remèdes connus

Une fois le constat dressé, encore faut-il déterminer comment contrer cette pollution et rendre la Seine propre à la baignade d’ici à 2024. Techniquement, les remèdes sont connus. Les mauvais branchements constituent le problème plus ardu. Les repérer n’est pas toujours aisé, et nécessite un travail de fourmi de la part des territoires. Les travaux ne sont pas, non plus, toujours évidents à réaliser. Quant aux bateaux, une étude est en cours pour savoir s’il vaut mieux construire des systèmes d’assainissement sur les quais ou plutôt organiser une collecte par bateau.

Ensuite, il faut « gérer » la pluie. « La meilleure solution, explique Amélie Renaud, directrice territoriale Paris et petite couronne de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, est de la gérer là où elle tombe. » Autrement dit, en « désimperméabilisant » la Capitale, en multipliant les toitures végétalisées, les espaces verts, les noues, les parcs. La deuxième solution est de construire de nouveaux bassins de stockage, de plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes, qui permettent de retenir une partie des eaux de pluie afin de limiter l’usage des déversoirs d’orage. Cette construction nécessiterait trois à quatre années de travaux, une décision doit donc être prise sous deux ans environ pour être prêt d’ici à 2024.

Enfin, les stations d’épuration peuvent éliminer les contaminants bactériologiques par différents procédés. L’usine de Marne aval (Noisy), construite en 2010, est déjà équipée d’un système de traitement, mais qui n’est pour l’heure pas utilisé. Pour celle de Valenton, le syndicat qui l’exploite étudie les différentes alternatives dont les coûts vont de quelques millions à plusieurs dizaines de millions d’euros. L’attribution, en septembre 2017, des JO à Paris mettrait un coup d’accélérateur à ces réflexions.

 

 

Logo Journal du Grand ParisArticle écrit en partenariat avec Le journal du Grand Paris.

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