Publié le 10/10/2022

3 min

Paris 2024 : la 1re pierre du Prisme, dédié à la pratique universelle du sport, posée à Bobigny

La première pierre du Prisme, acronyme de pôle de référence inclusif sportif métropolitain, a été posée vendredi 7 octobre 2022 à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Cet équipement conçu pour la pratique universelle du sport sera un site d’entraînement pour les Jeux de Paris 2024, dont il constituera un des principaux éléments de l’héritage paralympique.

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C’est l’un des équipements emblématiques des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, autant par « son ambition que par sa conception », a résumé Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre du Prisme à Bobigny. Cet équipement, dont le nom est l’acronyme de pôle de référence inclusif sportif métropolitain, entièrement dédié à la pratique universelle du sport, sera en effet unique en Europe, tant par sa taille – 13 100 m² dont 8 200 m² de surface utile sur trois niveaux – que par la prise en compte de l’ensemble des handicaps. Prévu pour être un site d’entraînement pour les Jeux de Paris 2024, il en constituera l’un des principaux éléments de l’héritage.

Stéphane Troussel s’est déclaré très « heureux de lancer ce beau projet » et a partagé sa « fierté [d’être tous] réunis pour offrir à la Seine-Saint-Denis, à la métropole, à la région et à l’ensemble du pays cet établissement », qui représente un « signal fort », souhaitant « faire du Prisme le vaisseau amiral du développement du sport pour toutes et tous ». Il a également signalé que 200 partenaires ont été associés à la construction du projet et souligné l’intérêt du site d’implantation de Prisme, à proximité de l’hôpital Avicenne et de l’université Paris 13. « Prisme sera aussi un espace de recherche et de formation, l’objectif est que ce soit un lieu ressource pour le monde sportif, les collectivités locales, les clubs… pour faire évoluer les pratiques », a poursuivi le président du Département, à qui la présidente de Région, Valérie Pécresse, a rendu hommage pour « cette superbe idée ».

« Héritage immatériel majeur »

« La Seine-Saint-Denis sera le terrain des Jeux paralympiques, près de la moitié des épreuves paralympiques se dérouleront dans ce département, a quant à elle salué Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique français. Le Prisme est le symbole matériel d’un héritage immatériel majeur que nous construisons ensemble. [Il] rayonnera bien au-delà du département. » « Le Prisme est un fabuleux témoin de notre ambition, un exemple en matière d’héritage », a renchéri le président de Paris 2024, Tony Estanguet.

Conçu par Gulizzi architecte et l’Agence Romeo architecture selon les règles de la conception universelle, le Prisme pourra accueillir tous les publics et situations de handicap (jusqu’à 1 500 usagers) dans une logique inclusive. Par exemple, une salle multisport aura un plancher LED qui permettra aux déficients visuels d’identifier le terrain, a illustré Amaury Guilbert, ingénieur travaux chez Demathieu Bard, lors de la visite du site.

Investissement de plus de 55 millions d’euros

Réalisé sous maîtrise d’ouvrage du département de la Seine-Saint-Denis par un groupement mené par Demathieu Bard, « le chantier permettra de consacrer 10 % des heures travaillées (plus de 70 000 h) à des publics en insertion professionnelle de la Seine-Saint-Denis et de promouvoir l’accès des PME-TPE du territoire à la commande publique, avec un objectif de 25 % du montant global des marchés, comme le prévoient les engagements pris avec la Solideo », font valoir les porteurs du projet et principaux financeurs.

Le Prisme représente un coût d’investissement de 55,5 millions d’euros HT financé par le département de la Seine-Saint-Denis, avec, à date, les contributions de la métropole du Grand Paris (13 millions d’euros), de la Solideo (4 millions d’euros), de la région Ile-de-France (4 millions d’euros), du Fonds de solidarité et d’Investissement interdépartemental (2,3 millions d’euros) et de la Ville de Bobigny (500 000 euros).

Alors que les travaux ont démarré dans le courant de l’été dernier avec la réalisation des terrassements, la livraison du Prisme est programmée pour le premier trimestre 2024 et une ouverture au public en septembre-octobre 2024.

En partenariat avec  https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-09-23-%C3%A0-12.07.29.png

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