Publié le 03/10/2022

3 min

Un conseil olympique pour rassurer sur la préparation des JOP

Un conseil olympique a été réuni le 29 septembre 2022 à l’Elysée pour faire le point sur l’avancement de la préparation de l’événement et envoyer un message : tout avance comme prévu.

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Emmanuel Macron a semble-t-il tenu à s’impliquer personnellement pour envoyer un signal rassurant sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Un conseil olympique avec les parties prenantes s’est tenu à l’Elysée le 29 septembre durant près de 2h30, permettant de faire le point sur l’avancement des différents dossiers qui suivraient tous le rythme prévu. Et ainsi apaiser les inquiétudes qui se font parfois jour.

Sur chacun des dossiers – abordés parfois en profondeur -, les objectifs affichés semblent en effet être atteints. Sur les chantiers tout d’abord, la Solideo affirme être dans les temps. La désinstallation des grues a commencé sur le site du Village des athlètes et les travaux de second œuvre débutent. Du côté du Centre aquatique olympique, sous maîtrise d’ouvrage de la métropole du Grand Paris, l’installation de la charpente est en cours et la passerelle pour le relier au Stade de France a été posée cet été. Les ambitions en matière de marchés publics semblent pas ailleurs en passe d’être tenues, que ce soit pour l’attribution aux TPE, PME et au secteur de l’ESS (voir encadré) ou pour les clauses d’insertion (50 % de l’objectif cible serait aujourd’hui atteint, soit plus que prévu à ce stade).

1,8 % de dépassement de budget hors inflation

Sur les aspects financiers, les craintes pour la Solideo sont aussi plutôt écartées malgré le contexte d’inflation et de hausse des prix des matériaux. Sur l’enveloppe de 4 milliards d’euros, le dépassement serait limité à 1,8 % hors inflation. La projection de hausse liée à l’inflation est estimée, à horizon 2024 et selon un scénario plutôt pessimiste, à 150 millions d’euros. Si ces chiffres doivent encore être consolidés, l’Elysée considère donc le budget « tenu » et a annoncé que l’Etat prendrait sa part, soit environ les deux tiers comme pour les autres dépenses. Le reste devant être assuré par les collectivités locales, dont les représentants ont fait valoir que cette participation devra tenir compte de leurs autres contraintes.

Du côté de Paris 2024, les projections financières sont « en cours de révision » et une nouvelle maquette doit être finalisée d’ici à la fin de l’année qui permettra de donner de la visibilité sur les recettes et les dépenses. Avec quelques imprévus et l’inflation, l’Etat reste vigilant sur ce point tout en rappelant le principe « les Jeux financent les Jeux », c’est-à-dire sans argent public.

Le défi de la cérémonie d’ouverture

Le conseil olympique a aussi été l’occasion d’aborder les cérémonies d’ouverture, dont celle des JO sur la Seine qui inquiète notamment sur les questions de sécurité. L’Elysée a toutefois rappelé, pour écarter les possibilités de changement, qu’il n’y a pas de site alternatif prévu. Cette étape constitue toutefois un « défi de taille », reconnaît-on au sommet de l’Etat. D’un point de vue logistique notamment, avec la gestion de 162 bateaux qui devront être alimentés en électricité. Jusqu’ici, chaque difficulté a conduit à l’identification de solutions, parfois complexes. Pour les Jeux paralympiques, les études sur l’impact des installations sur la Place de la Concorde sont en cours.

La Seine est par ailleurs au centre des attentions car certaines épreuves doivent s’y dérouler. Un grand plan d’actions a donc été mis en place par les pouvoirs publics afin d’assurer la désinfection des stations d’épuration, de mettre en place des déversoirs d’orages et d’éliminer les mauvais branchements d’évacuation des eaux usées. Haropa port est notamment chargé des réseaux d’assainissement pour que les bateaux ne rejettent plus leurs eaux usées dans le fleuve. A mi-2022, le réseau était en place et la moitié des bateaux étaient connectés.

Les études sur la qualité de l’eau ont par ailleurs démontré que les objectifs prévus pour 2022 sont atteints et que les travaux nécessaires sur les usines d’assainissement ont été réalisés. Des déversoirs d’orage restent en revanche encore à construire. Des sites de baignade ouvriront progressivement et des événements tests doivent avoir lieu à l’été 2023.

« Etat d’esprit collectif »

D’autres sujets ont été balayés lors de cette réunion, dont la sécurité – qui nécessitera la mobilisation des polices municipales – ou les transports, avec un calendrier qui devrait être tenu pour le prolongement de la ligne 14 du métro. Sur l’héritage et la billetterie, les travaux avanceraient aussi au rythme prévu.

« Tout le monde a salué l’état d’esprit collectif et la volonté d’avancer, rapporte Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, qui participait à ce conseil olympique. L’état d’esprit était très positif. »

Marchés publics : le compte n’y est pas… encore

La Fédération française du bâtiment (FFB) Ile-de-France alertait récemment sur le fait que, sur les ambitions de la Solideo d’attribution des marchés publics aux TPE, PME et acteurs de l’ESS, le compte n’y était pas. Nous rapportions ainsi dans nos colonnes le 16 septembre que, à la mi-février 2022, seulement 14 % des montants des marchés avaient bénéficié à cette cible. La Solideo indique, elle, un chiffre de 24,3 % en février et de 30,3 %, soit 438,6 millions d’euros au 13 septembre. « Ce montant représente 85 % de notre objectif à horizon 2024 », indique le maître d’ouvrage des équipements olympiques.

En partenariat avec  https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-09-23-%C3%A0-12.07.29.png

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