Publié le 27/06/2022

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Lancement des travaux du Colisée Grand Paris

La première pierre du Colisée Grand Paris a été posée à Tremblay-en-France (Seine-Sain-Denis) jeudi 23 juin 2022 par Valérie Pécresse et Patrick Ollier, en présence de nombreux élus de Seine-Saint-Denis ainsi que du préfet et du président du Département. Associant salle de spectacle et équipement sportif, cette aréna de 9 000 places doit être livrée en 2024.

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Après plusieurs années de négociations et quelques rebondissements, la première pierre du fameux Colisée Grand Paris a été posée jeudi 23 juin par la présidente de Région, Valérie Pécresse, ainsi que par Stéphane Troussel, président de Seine-Saint-Denis, en présence de Jacques Witkowski, préfet du département, Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, Bruno Beschizza, président de Paris Terres d’Envol, et François Asensi, maire de Tremblay-en-France. L’étape est symbolique pour cet équipement situé au coeur de la ZAC AéroliansParis, qui promet des perspectives nouvelles pour le nord-est de la Seine-Saint-Denis.

« Le rôle social du Colisée sera de fortifier l’économie et d’ajouter une plus-value au territoire de Paris Terres d’Envol, indique François Asensi. Cinq millions de riverains bénéficieront du rayonnement de cet établissement ». L’endroit se révèle en effet stratégique, situé à la croisée de trois départements franciliens au cœur du nouveau quartier AeroliansParis et relié à la Capitale ainsi qu’à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle par le RER B et le Grand Paris express. Pour Patrick Ollier, l’image n’est pas sans rappeler l’initiative prise par la Métropole en faveur du rééquilibrage territorial : « C’est un axe fort, les 2/3 de nos investissements se situent à l’est et au nord de Paris  ».

Une jauge de 7 000 places

A terme, le Colisée sera composé de deux grands espaces : une salle de 7 000 places dédiée au spectacle et une autre de 2 000 sièges plus adaptée aux événements sportifs. Une brasserie bodega offrant plus de 500 m² de restauration complètera l’ensemble. Une offre multiple qui devrait donc également permettre à la Seine-Saint-Denis de pallier son manque d’équipements sportifs et culturels. « Pour un développement équilibré et harmonieux de notre département, nous avons besoin de pôles particulièrement forts, a reconnu Stéphane Troussel. Le Colisée en est un. »

Selon l’élu, force est de constater que le développement de l’Ile-de-France ne peut être concentré dans son cœur le plus dense. Le président de Seine-Saint-Denis a par ailleurs appelé à « en finir » avec les 15 équipements sportifs pour 10 000 habitants et attend de la double dimension du projet qu’elle contribue à renverser la tendance. « Notre ambition est connue. Il n’y a pas d’autre territoire en Ile-de-France qui, dans les dix années à venir, concentre autant d’investissements et de projets destinés à accélérer les mutations du territoire. Désormais, c’est ici que ça se passe ! »

Des propos soutenus par Valérie Pécresse qui, pour sa part, a estimé que « la culture ne réside pas dans l’entre-soi parisien mais doit se développer partout. Le droit au sport est aussi un droit pour tous, et il est fondamental de donner aux habitants les infrastructures qu’ils méritent. » Selon la présidente du conseil régional, le lieu concourra enfin à la réduction « active de la fracture de la région ».

Après un foncier acquis pour près d’un million et demi d’euros HT, les coûts des travaux devraient s’élever à 60 millions d’euros, avec une participation des acteurs publics de 37,5 millions. Le groupe Legendre, qui a remporté le marché public de construction du Colisée en mai 2021, part donc pour une aventure technique de deux ans avant la livraison finale prévue pour le premier trimestre 2024.

Un projet à haute valeur environnementale 

Basée à Sevran, la fabrique Cycle terre réutilisera sur le chantier du Colisée les terres excavées des chantiers du Grand Paris. Près de 30 000 blocs de terre crue seront ainsi produits pour la construction de l’équipement. L’environnement paysager du projet s’inscrit dans la démarche de l’ensemble du parc international d’activité AeroliansParis qu’entourent 400 ha de terres agricoles sanctuarisées par le maire de Tremblay-en-France. La réalisation du quartier impose en effet une limitation des consommations énergétiques, le recours aux panneaux photovoltaïques et à la géothermie, ou encore l’absorption des eaux pluviales. La méthode de construction du Colisée permettra en outre d’économiser l’équivalent de 4 200 tonnes de béton et 1 554 000 tonnes de CO2 par rapport aux solutions traditionnelles.

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Pose de la 1re pierre du Colisée, à Tremblay-en-France, jeudi 23 juin 2022. © Jgp

 

En partenariat avec  https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-09-23-%C3%A0-12.07.29.png

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