L’activité copropriété et bailleurs

Team of architects working on project paper blueprint. group of modern business people in casual wear discussing architectural designs while sitting in the creative office.
Une offre renforcée

L’offre Copros-Bailleurs de la Caisse d’Epargne Ile-de-France s’articule autour de 3 produits principaux s’adressant aux syndicats des copropriétaires représentés par un syndicat professionnel :

❙ Copro 100 : ce prêt est contracté au nom du syndicat des copropriétaires, mais les prélèvements sont réalisés individuellement sur le compte de chaque copropriétaire. Il est consenti sans limite d’âge, sans questionnaire de santé, un cautionnement bancaire évite toute solidarité entre les copropriétaires en cas d’ incident de paiement.

❙ Prêt à taux zéro copropriété : ce prêt bonifié par l’Etat accompagne la rénovation énergétique des copropriétés. Techniquement complexe, il est cependant idéalement en phase avec les attentes
du moment : accompagner et accélérer la réduction de l’empreinte carbone des rénovations et constructions. Un cautionnement obligatoire évite toute solidarité entre les copropriétaires en cas d’incident de paiement.

❙ Préfinancements des financements publics : ils concernent les solutions de type “Ma Prim’ Renov” et les dispositifs de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) ou des collectivités locales.
Ces aides étant versées à la réception des chantiers, Copros-Bailleurs joue ainsi pleinement son rôle de “facilitateur de projets” en donnant de la souplesse en amont aux copropriétés.

Parole d’expert

“Nos collaborateurs valorisent notre banque et jouent un rôle sociétal majeur”.

“ Nous participons pleinement à un écosystème de copropriétés plus vertueux, plus dans son époque. C’est gratifiant car chaque  collaborateur contribue à son niveau à la transition énergétique et valorise dans un même temps la démarche RSE de la Caisse d’Epargne Ile-de-France.”

Christophe Berfini, Directeur de secteur commercial copro-bailleurs.

Pour aller plus loin

Vous souhaitez plus d’information ? N’hésitez pas à nous contacter :

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Rencontre avec Pauline Becquey, Directrice Générale de Finance For Tomorrow

Financefortomorrow

Pauline Becquey, Directrice Générale de Finance For Tomorrow

Pauline Becquey, Directrice Générale de Finance For Tomorrow

Pouvez-vous nous présenter brièvement Finance For Tomorrow ?

Finance For Tomorrow est une initiative lancée par Paris Europlace en juin 2017 et dont l’objectif est de faire de la finance verte et durable un élément moteur du développement de la Place de Paris. Nous souhaitons en effet positionner Paris en centre financier de référence sur ces enjeux.
Aujourd’hui, nous comptons une centaine de membres, une majorité d’acteurs financiers mais aussi des entreprises et les pouvoirs publics, des think tanks et des ONG etc. L’idée est de faire travailler l’ensemble de cet écosystème varié pour transformer les pratiques au service de la finance durable. A ce titre, l’ambition est fixée : réorienter les flux de capitaux pour servir une économie bas carbone et inclusive qui soit en cohérence avec l’Accord de Paris de 2015 et les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU.

Comment ces engagements se traduisent-ils ?

Nous avons créé des groupes de travail afin de partager concrètement les bonnes pratiques et produire de l’expertise autour des sujets de la finance durable. Nous organisons également chaque année le Climate Finance Day, à quelques semaines de la COP. Cette journée permet de faire le bilan des initiatives et surtout de fixer des engagements car le chemin à parcourir reste important. Le prochain Climate Finance Day aura lieu le 27 octobre. En outre, nous assurons la gestion de l’Observatoire de la finance durable qui répertorie l’ensemble des engagements et des annonces en matière d’investissement vert et permet de suivre ces transformations dans la durée grâce à des indicateurs précis.

La France est-elle en pointe dans ce domaine ?

La France a pris une longueur d’avance, notamment en matière réglementaire. On peut même dire qu’elle a joué un rôle de pionnier en matière de finance durable en instaurant des labels reconnus (ISR et Greenfin). En outre, la Banque de France a été à l’origine de l’initiative NGFS (Network for Greening the Financial System), un réseau de superviseurs internationaux concernés par l’enjeu climatique. Cette volonté de promouvoir la finance verte et durable se traduit également en matière d’éducation et de formation. On dénombre aujourd’hui en France plus de 120 acteurs de la recherche répertoriés sur ce sujet ! Enfin, notre pays peut se féliciter d’être le quatrième émetteur d’obligations vertes au niveau mondial.

Quels conseils donneriez-vous à des épargnants intéressés par la finance durable mais qui ne savent pas vers quels types de produits s’orienter ?

Le premier conseil est de s’appuyer sur les labels existants qui apportent justement la garantie qu’un organisme tiers indépendant a certifié le fonds proposé. Le deuxième conseil est d’interroger son conseiller financier qui sera en mesure de vous proposer des produits adaptés en fonction de votre profil de risque et de vos objectifs patrimoniaux. La diversité de l’offre ISR permet aujourd’hui d’investir dans de nombreux produits, y compris des fonds thématiques. Enfin, nous ne pouvons que recommander aux épargnants de consulter la documentation disponible des fonds. L’instauration de la réglementation SFDR oblige en effet les sociétés de gestion à classer les fonds proposés en plusieurs catégories. Dans ce cadre, les fonds article 8 (intégration de critères ESG) et article 9 (fonds avec un objectif lié à l’investissement durable) sont à privilégier.

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Demos et le choeur des amis de la Philarmonie

Philarmonie

La Caisse d’Epargne Ile-de-France et la Philharmonie de Paris s’accordent sur la même note depuis 2017. En effet, nous sommes mécène de DEMOS, Dispositif d’Education Musicale et Orchestrale à vocation Sociale pour des enfants de 7 à 12 ans réunis en orchestres classiques. En contrepartie de ce partenariat, 10 de nos collaborateurs ont été sollicités pour faire partie d’un choeur de donateurs et participent à des répétitions depuis mars dernier. Ce dispositif est valable pour tous les mécènes du projet.

Comme l’explique Christophe Monin, Directeur du mécénat et du développement de la Philharmonie de Paris, “il nous a paru important et intéressant de proposer aux donateurs individuels comme aux salariés de entreprises qui soutiennent DEMOS, d’accompagner les enfants d’une autre manière. L’idée est de travailler pour former un choeur amateur qui va préparer pendant plusieurs mois un programme de chant en vue d’accompagner les enfants lors du grand concert de fin d’année”.

Pour la cheffe de Choeur, Anne Goniaux, “après une première séance où les choristes étaient un petit peu en observation, tout le monde s’est rapidement détendu. Il y a beaucoup d’enthousiasme, de joie et c’est cela qui permet un chant investi et un rendu musical de qualité !” L’ensemble des choristes, au total 250, s’est produit avec l’Orchestre DEMOS de la ville d’Angers lors d’un concert à la Philharmonie de Paris le 19 juin dernier. Ils ont pu entonner ensemble l’Hymne à la Joie de la IXème Symphonie de Beethoven et le Choeur des Bohémiennes de Verdi au sein de l’emblématique établissement culturel du 19ème arrondissement.

Collaboratrice à la Caisse d’Epargne Ile-de-France et choriste, Valerie Martinez est ravie de “cette opportunité exceptionnelle, de cette expérience qui n’est pas donnée à tout le monde. Humainement c’est une découverte pour moi, c’est très enrichissant, apaisant et ça permet de se libérer !” conclut-elle.

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Inauguration de la Pépinière de Yerres

Pepinière de yerres
Des logements pour sortir de la précarité

La Pépinière, c’est d’abord la réhabilitation de l’imposant bâtiment en 23 logements d’insertion. Les locataires seront des ménages en situation précaire : familles, personnes en situation d’handicap, femmes en difficultés, jeunes en insertion… Ils bénéficieront d’un double accompagnement par SNL Essonne, associant travailleurs sociaux et bénévoles de Yerres, le temps pour eux de construire un parcours d’insertion.

Un centre socio-culturel ouvert sur la ville

L’ancienne chapelle a été transformée pour accueillir ateliers, spectacles, expositions…. Géré par l’association dédiée La Maison de la Pépinière, c’est un lieu ouvert à tous, agréé Espace de Vie Sociale, qui proposera également des activités à destination des locataires.

Une activité économique et pédagogique autour d’un jardin biologique

Dans le parc de la Pépinière, l’association Abeilles Aides et Entraide cultive un jardin biologique et créé des emplois d’insertion. Des actions de sensibilisation et d’animation sont également engagées, notamment auprès et lien avec plusieurs établissements scolaires du territoire.

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Mécène du Festival Les Etoiles du Classique

Saint germain en laye

Grand mécène de la culture, la Caisse d’Epargne Ile-de-France a soutenu la première édition du Festival de Saint-Germain-en Laye, Les Etoiles du Classique, qui s’est tenu du 1er au 3 juillet 2022.

Fidèles à notre engagement pour favoriser l’accès à la culture du plus grand nombre, nous sommes fiers de nous être associés à cet événement exceptionnel qui promeut de jeunes musiciens et met en lumière la musique classique.

Une nouvelle génération d’artistes

L’occasion a été offerte aux nombreux spectateurs de rencontrer la toute nouvelle génération d’artistes de grand talent réunis autour de Martha Argerich, pianiste de renommée et marraine du Festival.

Parmi eux :

La Violoniste Thomas LEFORT :

Le trio : Vassily Chmykov, Bruno Philippe et Akane Sakai :

La trompettiste, Lucienne Renaudin Vary :

Les chanteuses : Cyrielle Ndjiki et Irina Kyshliaruk

Un festival basé sur la filiation, la transmission, l’ouverture et la bienveillance

Dans un cadre chaleureux, les jeunes talents ont bénéficié de tous les outils disponibles pour trouver à l’occasion du Festival une véritable opportunité : celle de faire décoller leur carrière et de saisir leur chance au contact de professionnels influents du secteur. Cette énergie a trouvé pleinement sa place à Saint-Germain-en-Laye grâce à une grande scène ouverte et ses quelques 8 000 spectateurs.

Sensible à rendre accessible à tous de tels événements musicaux, l’équipe du Festival a ouvert une fenêtre sur les troubles du spectre de l’autisme en favorisant l’accueil de jeunes qui ne trouvent pas encore facilement leur place dans une salle close et régie par de nombreux codes afin qu’ils puissent partager et vivre eux aussi cette joie des concerts comme tout public. Parmi les invités, deux jeunes prodiges atteints d’autisme ont été présents sur scène.

 

Des valeurs d’ouverture que la Caisse d’Epargne Ile-de-France a été heureuse de pouvoir partager en musique !

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Engagés pour la transition environnementale

Le 7 juillet a eu lieu une visite du chantier de construction de la chaudière biomasse (CSR BioSynErgy 76) avec la présence de Edouard Philippe, Maire du Havre. L’objectif affiché est : 50 000 tonnes de CO2 économisés par an.

La Caisse d’Epargne Ile-de-France, co-financeur de ce projet, était sur place a eu l’occasion d’échanger avec Sabrina Soussan, Directrice Générale de Suez.

Soutenu par l’ADEME et la région Normandie, BioSynErgy est un projet innovant respectueux de l’environnement et générateur d’activité économique, pour la production d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) : construction et l’exploitation d’une centrale de combustion mixte équipée d’une chaudière biomasse dont la finalité sera de produire de l’énergie en valorisant des bois déchets pour une majeure partie, ainsi que des Combustibles Solides de Récupération (CSR).

Le projet est financé par la Caisse d’Epargne Normandie (CEN), la Caisse d’Epargne Ile-de-France (CEIDF) avec la Caisse Epargne Loire Centre (CELC) et la Caisse Epargne Bretagne Pays de Loire (CEBPL), ainsi que par Arkea Banque Entreprises et Institutionnels (ABEI).

En tant que prêteur, la Caisse d’Epargne Ile-de-France s’inscrit au cœur de la stratégie de financement de projets durables de l’économie circulaire.

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Deux nouveaux ministres pour inaugurer le siège de l’Anru à Pantin

Anru

L’installation des équipes de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine à Pantin a débuté sous de bonnes étoiles. Non seulement elles travaillent depuis le 4 juillet 2022 dans des superbes locaux modernes, baignés de lumière et bordant le canal de l’Ourcq, mais ces derniers ont de plus été inaugurés trois jours plus tard par deux nouveaux ministres, particulièrement sensibles à leur cause.

A tel point que Christophe Béchu, devenu ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires dans le gouvernement Borne 2, a clôturé son discours en rendant hommage aux 130 salariés de l’agence, car les projets qu’ils portent « changent la vie des gens », et en demandant à l’assistance d’applaudir ces derniers plutôt que sa personne. Il va falloir s’habituer à ce style simple et direct du maire d’Angers.

Accompagné du ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein qui présidait l’Anru depuis 2018, Christophe Béchu a visité le nouveau siège de l’institution qui loue un étage et demi (3 200 m2) d’un vaste ensemble immobilier conçu par l’architecte Rudy Ricciotti. Après 18 ans rue de Vaugirard à Paris (15e), l’agence a, à l’instar de plusieurs administrations centrales, été sommée en 2019 par Edouard Philippe, alors Premier ministre, de quitter la Capitale pour traverser le périphérique. Olivier Klein a choisi la Seine-Saint-Denis, un département où l’agence investit dans une trentaine de quartiers.

Le « symbole du vivre ensemble et le plus bel endroit pour s’installer en Ile-de-France », a fait valoir l’ex-président de l’Anru et maire de Clichy-sous-Bois, qui assure « rester attentif au développement de la Seine-Saint-Denis », qui porte « une immense ambition ». « Que l’Anru soit à Pantin cela a du sens », a renchéri Christophe Béchu, « car cela permet de s’appliquer à soi-même ce qu’on conseille aux autres ».

Pour Anne-Claire Mialot, directrice générale de l’Anru depuis fin 2021, ces locaux « de qualité » sont « une reconnaissance et un symbole » pour l’agence, dont l’activité est aussi confortée par la présence de ces deux ministres.

« C’est également un encouragement à poursuivre nos actions partout où nous sommes présents en France, en recherchant la qualité de l’habiter et en offrant le beau comme ce bâtiment », a poursuivi l’ancienne préfète à l’égalité des chances, qui a salué l’action d’Olivier Klein. « Vous avez toujours défendu les intérêts des habitants et des politiques publiques de l’habitat », a-t-elle indiqué.

« Je suis toujours le même et vous pouvez compter sur moi », a tenu à rassurer le nouveau ministre du Logement, quittant l’agence satisfait de voir que 95 % des projets (448 sur 453) de l’Anru 2 (NPNRU : Nouveau programme national de rénovation urbaine) sont engagés et qu’ils devraient tous être lancés d’ici à la fin de l’année. Mais surtout, le budget de ce 2e volet, critiqué pour son manque d’ambition, a été sensiblement augmenté, puisqu’il est passé de 5 à 12 milliards d’euros, « générant plus de 50 milliards d’investissement dans les quartiers », a souligné Olivier Klein, exprimant à l’intention de son « cher ministre de tutelle » son souhait de « faire en sorte qu’il fasse bon vivre dans ces quartiers ». « L’Anru sait faire et nous allons continuer à faire », a-t-il prévenu.

Le ministre délégué au Logement a plutôt prêché un convaincu. « J’ai la conviction absolue que ce que je fais ce matin c’est d’être très exactement à l’endroit où la transition écologique et la cohésion des territoires se retrouvent et d’où elles partent », a affirmé Christophe Béchu, voyant dans l’Anru 2 « le vivre ensemble, mais en se souciant en plus de la dette écologique qu’on laissera aux générations qui suivent, de faire du beau et du soutenable ».

Et d’autant plus que les 5 millions d’habitants des quartiers en politique de la ville (QPV) sont les plus victimes du dérèglement climatique et de l’envolée de la facture énergétique. « Ils subissent une double peine : la fin du monde et la fin du mois », a ajouté le ministre rappelant que « la facture énergétique des bâtiments rénovés dans le cadre du renouvellement urbain est réduite en moyenne de 50 %. »

Aussi, Christophe Béchu invite d’une part à « se préoccuper d’écologie en même temps que de social et sans opposer les uns aux autres » et d’autre part « à faire confiance aux élus locaux », car ce sont eux qui savent comment procéder sur leurs territoires. « Il y a partout en France une République des solutions qui sommeille », a-t-il conclu tout en exprimant le rêve de voir réunir dans un recueil toutes les bonnes pratiques locales.

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« Je suis toujours le même et vous pouvez compter sur moi », a assuré Olivier Klein. ©Jgp
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« Il y a partout en France une république des solutions qui sommeille », a indiqué Christophe Béchu. ©Jgp

En partenariat avec  https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-09-23-%C3%A0-12.07.29.png

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Lancement des travaux du Colisée Grand Paris

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Après plusieurs années de négociations et quelques rebondissements, la première pierre du fameux Colisée Grand Paris a été posée jeudi 23 juin par la présidente de Région, Valérie Pécresse, ainsi que par Stéphane Troussel, président de Seine-Saint-Denis, en présence de Jacques Witkowski, préfet du département, Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, Bruno Beschizza, président de Paris Terres d’Envol, et François Asensi, maire de Tremblay-en-France. L’étape est symbolique pour cet équipement situé au coeur de la ZAC AéroliansParis, qui promet des perspectives nouvelles pour le nord-est de la Seine-Saint-Denis.

« Le rôle social du Colisée sera de fortifier l’économie et d’ajouter une plus-value au territoire de Paris Terres d’Envol, indique François Asensi. Cinq millions de riverains bénéficieront du rayonnement de cet établissement ». L’endroit se révèle en effet stratégique, situé à la croisée de trois départements franciliens au cœur du nouveau quartier AeroliansParis et relié à la Capitale ainsi qu’à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle par le RER B et le Grand Paris express. Pour Patrick Ollier, l’image n’est pas sans rappeler l’initiative prise par la Métropole en faveur du rééquilibrage territorial : « C’est un axe fort, les 2/3 de nos investissements se situent à l’est et au nord de Paris  ».

Une jauge de 7 000 places

A terme, le Colisée sera composé de deux grands espaces : une salle de 7 000 places dédiée au spectacle et une autre de 2 000 sièges plus adaptée aux événements sportifs. Une brasserie bodega offrant plus de 500 m² de restauration complètera l’ensemble. Une offre multiple qui devrait donc également permettre à la Seine-Saint-Denis de pallier son manque d’équipements sportifs et culturels. « Pour un développement équilibré et harmonieux de notre département, nous avons besoin de pôles particulièrement forts, a reconnu Stéphane Troussel. Le Colisée en est un. »

Selon l’élu, force est de constater que le développement de l’Ile-de-France ne peut être concentré dans son cœur le plus dense. Le président de Seine-Saint-Denis a par ailleurs appelé à « en finir » avec les 15 équipements sportifs pour 10 000 habitants et attend de la double dimension du projet qu’elle contribue à renverser la tendance. « Notre ambition est connue. Il n’y a pas d’autre territoire en Ile-de-France qui, dans les dix années à venir, concentre autant d’investissements et de projets destinés à accélérer les mutations du territoire. Désormais, c’est ici que ça se passe ! »

Des propos soutenus par Valérie Pécresse qui, pour sa part, a estimé que « la culture ne réside pas dans l’entre-soi parisien mais doit se développer partout. Le droit au sport est aussi un droit pour tous, et il est fondamental de donner aux habitants les infrastructures qu’ils méritent. » Selon la présidente du conseil régional, le lieu concourra enfin à la réduction « active de la fracture de la région ».

Après un foncier acquis pour près d’un million et demi d’euros HT, les coûts des travaux devraient s’élever à 60 millions d’euros, avec une participation des acteurs publics de 37,5 millions. Le groupe Legendre, qui a remporté le marché public de construction du Colisée en mai 2021, part donc pour une aventure technique de deux ans avant la livraison finale prévue pour le premier trimestre 2024.

Un projet à haute valeur environnementale 

Basée à Sevran, la fabrique Cycle terre réutilisera sur le chantier du Colisée les terres excavées des chantiers du Grand Paris. Près de 30 000 blocs de terre crue seront ainsi produits pour la construction de l’équipement. L’environnement paysager du projet s’inscrit dans la démarche de l’ensemble du parc international d’activité AeroliansParis qu’entourent 400 ha de terres agricoles sanctuarisées par le maire de Tremblay-en-France. La réalisation du quartier impose en effet une limitation des consommations énergétiques, le recours aux panneaux photovoltaïques et à la géothermie, ou encore l’absorption des eaux pluviales. La méthode de construction du Colisée permettra en outre d’économiser l’équivalent de 4 200 tonnes de béton et 1 554 000 tonnes de CO2 par rapport aux solutions traditionnelles.

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Pose de la 1re pierre du Colisée, à Tremblay-en-France, jeudi 23 juin 2022. © Jgp

 

En partenariat avec  https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-09-23-%C3%A0-12.07.29.png

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J. Godron : « Je propose que l’on réfléchisse à une Métropole à mission »

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Après un mandat et à l’approche des élections législatives quel bilan et quelles perspectives dressez-vous pour la MGP ?

Si je devais caractériser le bilan de la MGP depuis sa création, je dirais… « surprise » : la métropole du Grand Paris a été une métropole de la surprise ! Née d’un compromis improbable et bancal entre les élus, conçue comme une « usine à gaz sans gaz », personne ne donnait cher d’elle… Et pourtant, malgré ses imperfections congénitales, malgré des oppositions tenaces et des commentaires acides, la Métropole a non seulement survécu mais elle a su lancer des réalisations concrètes et se créer une légitimité. Aux premiers pas timides du départ a succédé rapidement une vraie prise de conscience, au fur et à mesure que la « mayonnaise » prenait. Voilà la surprise. L’adoption du Scot à la quasi-unanimité en janvier en a été un des signes, tout comme la moisson impressionnante de projets IMGP 1, 2 et 3.

Comment expliquez-vous ce résultat ?

Je vois quatre raisons principales. Le caractère métropolitain du Grand Paris, incontestable, est un fait acquis pour tous, même chez les détracteurs de la MGP. Volens nolens, on ne retournera pas en arrière. L’ardeur des premiers pionniers et leur ténacité ont imprimé une vraie dynamique et créé un effet d’entraînement. Du coup, la MGP a pu se doter de sa propre panoplie métropolitaine : statut, gouvernance, locaux, organigramme, compétences, budget, calendrier, Codev. L’habit a fait le moine ! Au fond, le besoin de métropole était bien plus profond que les réticences des sceptiques. Principe de réalité.

Comment qualifiez-vous ce « besoin de métropole » ?

Revenons à la raison d’être des métropoles : si les êtres humains se sont, siècle après siècle, concentrés dans des métropoles, ce n’est pas pour le plaisir des architectes ou des promoteurs. N’en déplaise aux urbanistes, la métropole n’est pas (qu’)une hyperville XXL ! Ce qui explique et justifie la métropole, c’est le besoin vital des entreprises du XXIe siècle (grandes ou petites, digitales ou non) de s’agglomérer les unes au-dessus des autres, alors que les habitants des hypervilles veulent, eux, habiter les uns à côté des autres ! L’horizontal pour les uns, le vertical pour les autres. Pourquoi vouloir s’agglutiner dans des métropoles ? Pour y trouver les « drivers métropolitains » que seules les métropoles offrent à foison : R&D, personnels de service, universités et grandes écoles, aéroports et centres de congrès, QCA et avenues commerçantes, etc. C’est la présence (ou pas) de ces drivers, fonctionnant à 100 %, qui fait qu’on est (ou pas) face à une métropole.

La MGP entre-t-elle dans le cadre de ce « modèle » ?

La loi n’a malheureusement pas doté la MGP des compétences juridiques et des ressources suffisantes qui lui auraient permis de tenir ce rôle ; elle est boiteuse de naissance ! Pire encore, la loi a doublé cette Métropole boiteuse d’un échelon parallèle, les EPT. Mais les privant eux aussi de la complétude intercommunale ! Ce système ubuesque censé couper la poire en deux a appauvri et l’une et les autres, et personne n’en sort gagnant. De deux boiteux, nul n’a jamais fait un sprinter !

Quelles seraient, selon vous, les pistes pour l’avenir de la MGP ? Lui faut-il des compétences nouvelles ?

Plus qu’un élargissement des compétences de la Métropole, c’est un approfondissement qu’il faut engager : des compétences mieux dotées et moins partagées. Regardez l’urbanisme : la mairie décide du permis de construire, l’interco fait le PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal), la Métropole fait le Scot (schéma de cohérence territorial) et la Région fait le Sdrif (schéma directeur de la région Ile-de-France) ! Comment voulez-vous que ça marche !? Surtout quand l’ordre chronologique d’articulation des uns aux autres n’est même pas respecté. Alors, avant d’alourdir le sac du boiteux, redonnons-lui d’abord deux jambes. De même qu’on a des « entreprises à mission », je propose qu’on réfléchisse à une « métropole à mission »…

Quelles missions assignez-vous à la métropole du Grand Paris ?

J’en vois deux principales. La première mission de la Métropole, c’est la réparation des dégâts de l’hyperville XXL. Plus grossit l’hyperville XXL qu’est devenue la zone dense autour de Paris, plus elle pose de problèmes : elle salit, dégrade, détruit, fatigue, assourdit, pollue, gaspille, insécurise, cloisonne, relègue, antagonise, assigne. En définitive, l’hyperville appauvrit plus qu’elle n’enrichit. Les « riches » s’en éloignent sans que les « pauvres » puissent s’y loger. Un comble !!!

Il faut donc que quelqu’un s’attache à réparer les dégâts de cette hyperville XXL. La mission est simple : réparer ce que l’hyperville dégrade. Nettoyer le bâti, aérer l’espace public, assainir l’air des écoles, verdir les boulevards, lutter contre les agressions sonores ou les pollutions lumineuses, rafraîchir les ilots, sécuriser les quartiers, veiller au lien intergénérationnel, réinvestir les sites en friche, faire revenir les emplois de service, densifier au-dessus des gares : voilà une superbe mission pour la Métropole. Qu’elle a commencé d’ailleurs à investir.

Verriez-vous une seconde mission ?

La seconde mission de la Métropole, c’est de corriger les inévitables déséquilibres qui la minent de l’intérieur. Dans une métropole, tout déséquilibre « interne » entre territoires se paye au prix fort : pauvreté, exclusion, échec scolaire et social, relégation, communautarisme, etc. créent des tensions énormes et fragilisent l’édifice. A l’inverse, en métropole, l’harmonie crée la richesse, l’apaisement crée le bien vivre et une certaine « équité » apaise les tensions. Equilibrer le Grand Paris, c’est réduire les écarts entre (ses) territoires lorsqu’ils sont injustifiés, c’est donc mettre de l’harmonie et de l’apaisement là où l’assignation plombe l’horizon. Ce travail ne peut être que celui d’une « autorité » englobante, enjambant les frontières internes (et externes) et passant par-dessus les antagonismes naturels des uns et des autres. Seul l’échelon métropole peut tenir ce rôle. C’est la sursidiarité (je dis bien SURsidiarité) qui permet d’opérer ces (ré)équilibrages en toute légitimité.

Qu’est-ce que la sursidiarité… ?

Là où seul l’échelon métropole peut arbitrer et faire accepter des actions d‘équilibrage. Voilà quatre exemples où la Métropole peut jouer en mode sursidiarité. Politique de la ville : nous avons plus de 150 quartiers prioritaires dans le Grand Paris !

Ne croyez-vous pas que seule une vision dépassant communes, EPT et départements puisse hiérarchiser, prioriser, et répartir raisonnablement les aides à ces quartiers ?

Politique de fluidité urbaine pour les transports individuels : qui mieux que la Métropole peut s’occuper de l’intermodalité, des parkings relais, des points nodaux et des hubs, veiller aux articulations règlementaires entre les différentes zones et au sans-couture monétique, instaurer un schéma d’implantation des bornes de recharge, et pourquoi pas des mobilités douces… pour éviter la cacophonie actuelle ?

Politique de logistique urbaine : que ce soit pour le premier ou le dernier km, qui mieux que l’échelon Métropole peut prendre en charge l’harmonisation des règlementations en matière de circulation, stationnement, implantation des sites de regroupement-répartition logistique, pour notamment limiter les ruptures de charge ?

Politique de franchissements : comment vouloir rééquilibrer (et donc désenclaver) dans le Grand Paris sans s’occuper des ponts, passerelles, voies ferrées, téléphériques, raccourcis routiers ou souterrains, franchissements du périphérique ou d’autoroutes qui tous se heurtent aux frontières communales ou intercommunales !? La passerelle CAO-Stade de France sous maîtrise d’ouvrage MGP n’en est-elle pas un excellent symbole ?

Pour assurer ces « missions » (réparation, équilibre, apaisement, harmonie…), estimez-vous qu’il faut donner à la MGP des moyens financiers supplémentaires ?

Il est clair que si la Métropole avait des moyens supplémentaires, elle pourrait d’autant plus peser et investir directement là où le rééquilibrage est nécessaire. Mais les finances locales nous imposant de rester iso prélèvements obligatoires, il faut explorer aussi de nouvelles voies.

Quels moyens, autres que financiers, pourrait actionner la Métropole ?

Il faut remplacer l’argent qu’on n’a pas par l’influence que l’on acquiert. Deux exemples. Le premier, la création d’un droit « métropolitain » qui harmonise. En instaurant la ZFE ou en réglementant la logistique urbaine, la Métropole a usé d’un pouvoir normatif propre à l’échelle de la zone dense. Considérable nouveauté, passée quasiment inaperçue ! Mais ce faisant, la Métropole a de jure mis de l’ordre là où eût régné un désordre plus ou moins sauvage et où des déséquilibres inéquitables auraient fragilisé les territoires. Influence par le droit. Coût : zéro !

Second exemple, le label « Métropole du Grand Paris ». Nous sommes ici en plein dans le soft power. Très vite, dès sa création, le label MGP, apposé sur des projets, des réalisations, des réflexions, leur a donné une visibilité inédite ! Du même coup, la MGP démontrait son existence. Double bingo. L’exemple le plus visible est celui des IMGP 1, 2 et 3. Quelles que soient leurs qualités ou faiblesses intrinsèques, les opérations « remontées » grâce au label MGP ont capté énergies et innovations, notoriété et financements… qu’elles n’auraient jamais eu sans lui. Influence par le label.

Quid de la gouvernance ?

L’institution « Métropole » existe, elle s’est imposée mais elle reste fragile, il faut donc la solidifier. Cette solidification est absolument nécessaire. Mais cela restera insuffisant. A mon sens et dès maintenant la gouvernance du Grand Paris doit être complétée par deux dispositifs supplémentaires. Il faut passer à une phase 2. Avec deux obligations de moyens. Le premier dispositif qu’il faut en plus de la Métropole, c’est un échelon de décision où les sujets d’intérêt métropolitain majeur seraient discutés et confrontés librement. Cet échelon, c’est un « lieu informel » (en fait une instance) où les exécutifs du Grand Paris (et pas uniquement la Métropole) se réuniraient sur la base d’un volontariat assumé, discuteraient entre eux des affaires du Grand Paris et prendraient (ou pas) les décisions qu’ils veulent (ou pas). A la fois état major inter-armes et Codir, chacun – laissant à la porte ses galons et l’arsenal de ses compétences – confronterait, sans témoins autres que les sherpas, ses propres projets à ceux de ses collègues, et repartirait en sachant – simplement – un peu mieux ce qu’il a à faire. Première obligation de moyens.

Il n’y a vraiment rien de révolutionnaire là-dedans ! Si vous réfléchissez, c’est ce que font les G7 et des G20 pour les pays, les conseils de ministres pour l’UE, le C40 pour les grandes villes, les conseils de maires pour les intercos. Mais pour le Grand Paris, qui pèse – excusez du peu – un quart de la richesse nationale, il n’y a rien !!!  Surréaliste non !? Il faut donc un M12 du Grand Paris invitant Etat, Métropole, Région, ville de Paris, les sept départements, la CCIR. Au total 12 « grands chefs à plume » à mettre autour de la table deux fois par an. Délai de mise en place : trois semaines. Budget : zéro euro.

Comment ou par quoi se traduiraient ces décisions ?

Un second dispositif, celui-ci imposé par la loi, pourrait obliger les « grands exécutifs » à se mettre d’accord sur les missions et projets stratégiques de leur choix. Je plaide pour un contrat métropolitain du Grand Paris par lequel les grandes institutions s’accorderont sur le quoi, le quand et le combien des sujets essentiels de leur choix. Pour le qui et le comment, décidons-en au cas par cas, dans le cadre des compétences de chacun. Seconde obligation de moyens. Ensuite… pacta sunt servanda ! (*)

Mais, dans cette Métropole, que deviennent les EPT ?

L’échelon intermédiaire que sont les EPT est précieux, pour ne pas dire indispensable. Projetons-nous à cinq ou dix ans : dans une perspective raisonnable, le Grand Paris sera constitué en 40 arrondissements environ (15 à Paris + 25 en petite et grande couronne). Et le périphérique, « anneau gastrique du Grand Paris », sera globalement « effacé ». Ainsi EPT et « arrondissements » verront leurs statuts converger. Les EPT/arrondissements deviendraient tout naturellement (comme dans la plupart des Métropoles en France et à l’étranger) des circonscriptions déconcentrées de la MGP, dont le rôle serait d’une part d’y décliner (et affiner) localement (top down) les schémas métropolitains élaborés à la grande échelle, d’autre part d’y faire remonter (bottom up), les parties prenantes locales ayant été mobilisées à cet effet, de nouveaux besoins, de nouvelles attentes, de nouveaux projets.

Il pourrait d’ailleurs être conféré aux EPT une compétence déléguée sur les projets métropolitains situés dans leur territoire. Et bien entendu leur laisser la gestion mutualisée d’équipements culturels et sportifs et celle de certains réseaux qu’ils ont déjà en charge. Dans la (future) métropole du Grand Paris chacun peut trouver sa place !

* Les conventions doivent être respectées.

Leg01
Jacques Godron. © DR

 

En partenariat avec  https://www.lejournaldugrandparis.fr/wp-content/uploads/2014/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2015-09-23-%C3%A0-12.07.29.png

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Randopolitain : 1 896 km à parcourir à pied en 100 randos jusqu’aux JOP

Lors d’une randonnée organisée à l’occasion du Tour piéton du Grand Paris à l’été 2021. © Jgp

Randopolitain ? Un mot-valise pour baptiser le projet imaginé par l’équipe d’Enlarge your Paris, à savoir « superposer deux infrastructures : celle des gares et des lignes de transports en commun et celle des sentiers de randonnée en Ile-de-France », résume Vianney Delourme, cofondateur du média culturel en ligne. Et montrer qu’à portée de pass Navigo, des milliers de kilomètres de sentiers balisés sont accessibles en transports en commun (métro, RER, Transilien) et que l’on peut aller se balader en forêt de Rambouillet, dans la campagne seine-et-marnaise ou le long de cours d’eau méconnus (l’Orge, l’Yvette, le Loing…) sans prendre sa voiture.

Le projet du Randopolitain, conçu par Enlarge your Paris en partenariat avec Transilien SNCF et la Fédération française de randonnée pédestre d’Ile-de-France, est ainsi de relier les sentiers de randonnée aux gares en créant de nouvelles boucles et itinéraires qui vont dessiner un réseau de 1 896 km, en référence à l’année de création des Jeux olympiques modernes. « Le Randopolitain va former trois grands cercles, détaille Vianney Delourme : le premier, au cœur, suit le GR75 qui fait le tour de Paris, le deuxième suit le GRP de la Ceinture verte qui relie par une boucle l’ensemble des espaces verts proches de Paris et le troisième cercle suit le GR1 qui fait le tour de l’Ile-de-France et relie à peu près tous les terminus des lignes du Transilien. Ces cercles seront traversés et connectés à des obliques formées par tous les bouts de sentiers qui longent les rivières, les étangs, les zones humides… »

Restitution de chaque rando et mise à disposition du tracé

Pour tester et dessiner de pied ferme ce Randopolitain, démarche labellisée Olympiade culturelle par Paris 2024, Enlarge your Paris et ses partenaires proposent, à partir du dimanche 26 juin prochain et jusqu’au 22 septembre 2024, à raison, en moyenne, d’une balade toutes les deux semaines, 100 randonnées de 15 à 20 km gratuites et ouvertes à tous sur inscription (voir détail ci-dessous). Chaque marche sera accompagnée et commentée par des botanistes, philosophes, forestiers, bibliothécaires, artistes, paysagistes, cuisiniers… et fera ensuite l’objet d’une restitution sur le site d’Enlarge décrivant les grands éléments du paysage, du patrimoine, de la botanique, etc. vus et découverts à cette occasion. « Nous publierons également le tracé gpx sur notre site, précise Vianney Delourme, afin de permettre à ceux qui n’ont pas pu venir ou qui préfèrent marcher seul de faire la randonnée par eux-mêmes ».

L’ambition du projet est aussi de démocratiser le plus possible la marche à pied, en particulier la marche dans le Grand Paris et la région Ile-de-France. « Après les JO, l’idée est de faire en sorte que les tracés soient disponibles dans les gares, pour élargir le public des marcheurs », fait valoir Vianney Delourme, qui espère aussi que le Randopolitain permette d’impulser une « vraie réflexion sur la diffusion de la pensée de la marche et la nécessité de marcher auprès de ceux qui ne marchent pas, en particulier les jeunes, hyper sédentarisés ». Sans oublier la dimension santé publique : « la marche est le sport universel par excellence, poursuit le cofondateur d’Enlarge your Paris. Enfin, l’autre héritage que l’on veut porter est de montrer et de démontrer que nous vivons dans la métropole la plus “marchable” au monde. C’est notre défi ! »

Outre celui de Paris 2024, la démarche bénéficie du soutien de l’Agence des espaces verts de la région Ile-de-France, de l’Office national des forêts, de la Banque des territoires, de la région Ile-de-France et de la ville de Paris. Le Randopolitain a par ailleurs été élaboré avec la contribution de l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles, de l’Institut Paris Region et de la Maison de l’architecture en Ile-de-France.

Top départ le dimanche 26 juin

La première des 100 randonnées du Randopolitain aura lieu le dimanche 26 juin 2022, de Montereau-Fault-Yonne à Champagne-sur-Seine en Seine-et-Marne, marquant la première étape de la remontée de la Seine. Ainsi, de juin à novembre 2022, autour de la thématique « La Seine fleuve olympique », les itinéraires remonteront le fleuve depuis la Seine-et-Marne à la frontière de l’Yonne, jusqu’à la limite des Yvelines et de la Normandie. Et pendant tout l’été, des randonnées permettront de découvrir Paris et la Seine-Saint-Denis sous un autre jour. Ensuite, de début 2023 à l’été 2023, les marcheurs suivront le tracé du GRP de la « Ceinture verte de  l’Ile-de-France » (259 km). Au programme : un archipel de bois, de lacs, de forêts, de panoramas et de rivières… Et en 2023, un mercredi par mois, sera proposé un parcours le long des rivières franciliennes (Orge, Ourcq, Essonne, Bièvre, Yvette, Marne, Loing…).
Enfin, de l’automne 2023 jusqu’aux Jeux olympiques et paralympiques à la fin de l’été 2024, ce sera la grande boucle de 540 km du GR1 « Tour de l’Ile-de-France », reliant les terminus des trains de banlieue franciliens. Sont aussi prévues de plus petites balades, en ville comme à la campagne (GR15, GR du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle…), notamment pour les plus jeunes et les familles.

Infos et réservations sur randopolitain.com.

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